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Tome second.
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TROISIEME ErOQTJE. 273

L’Academie des Curieux de la nature s’etait particulierementpropose de traiter les Sciences medicales et liistoriques; lachimie cependant ne devaitpas 6tre entierementnegligee (1).

Une chose digne de remarque, c’est que les travaux de l’Aca-demie allemande portent ä un ^egr6 beaucoup moindre le ca-chet de la m6thode experimentale, que les travaux sortis desAcademies d’Italie, de France et d’Angleterre. L’esprit ίΙαέοΓΪ-que y a souvent une part trop large.

En dehors de ces Acadimies, qui ont rendu des Servicesincontestables aux progres des Sciences, il s’etait sorm6 quelquessocietös savantes, dont les travaux sont loin d’etre sans valeur.

La socidt6 qui se rdunissait, en 1672, a Paris chez l’abbe Bour-delot, et qu’on appelait 1 ’Acailemie de monsieur l’abbe Bour-delot, a laisse quelques memoires de chimie, ayant pour objet

vel botanicas, vel pathologicas, vel cliirurgicas, vcl thcrapcuticas, vcl chymicas,pradixa epistola invitatoria ad celeberrimos medicos Europas; Lcip/.., 1670,in-4”.

(1) Les prmcipaux memoires de chimie (jusqu’ä la fin du xvn e sibcle) sont:

Hain, de la teinture du corail; desminerais de Ilongrie; du salpetre dans labardane, etc. — Greisel, des principales mines de la Boheme.— Ludovici,du sei volatil de tartre de Wedel; de la bonifieation du vin el de la liiere;de l’alcool retire des cerdales; des cristaux qui se tonnen! dans l’cssencede cannelle; de l’essence de succin, etc. — Bern. de Beiinitz, de l’usagedel’e-carlate de Fotogne. — Taijdlcci λ Homo, experiences de chimie. — JacquesBrevn, de l’arbre ä cannelle de Ceylan et du camphrier du Japon. — Eh. Hage-noRN, du bäume de catechu ; de l’csprit volatil des cantharides; de la prelenduepalingöndsie, etc. — B. Bei.ow, inoyen de retirer du eresson de fontaine un seivolatil. — P. SrF.c.iiT, experiences de chimie. — Ch. -Ad. B lunbtUN, d’une espbeede cuivre combinö avec de Bor. — 1 )ni i:rs . ( ie Bor fulminant. — H. de Jäger,notions sur la culture de Bindigo dans l’Oricnt. — J.-G. Volkamar, du prejudiceque reeoivent les malades que l’on souslrait a Bacces de Bair pur. — G. Ci.ac-nEit, du vin de Malvoisie sactice; d’une pierre urinaire; de la possibilite de latransmutation des metaux; etc. — Schmidt, des cristaux dans l’urine. — Dan.Crvger, de Fhuile de marjolaine. — R. Lentiucs, recherches chimiques surles eaux Minerales; du sei purgatif d’Angleterre; des gouttes d’Angleterre; dela terre de Sicile; des cristaux de sei dans les yeux d’une fennne. — J.-G. Som-mer, d’un moyen d’obtenir le cinabre en plus grande quantite ; de l’infusionaqueuso du Safran d’antimoine. — E. Koenig, de la vitrilication des mdtaux; deBelixir des sages; de quelques mddicaments de Van-Helmonl; de Besprit debezoard de Busse. — Wolfe , de la pluie de soufre. — J.-M. Hoffmann, del’esprit de mctisse; de deux esprits fumants; d’une dissolution de Vitriol de l'trqui ne se congelepas parle froid ; du selde vinaigre feuillete. —J.-G. Baltzmann,de la manifere d’imiter tonte espfecede vin. — M.-B. Valentin , d’un Vitriol defer produit par l’expnsition ä Bair. — Geyer, d’un verijis propre a conserver lesinsectcs.

NIST. DE LA CHIMIE. — T. II.

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