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UISTOIIIE DE LA CI1I3UE.
sulfureuse qui brülo et circule tout enllamm6e dans l’eau desnues, pour faire l’eclair et le tonnerre (1). »
« La vapeur qui s’öleve d’un mßlange de fer, d’huile de vitrioletd’eau, et qui s’enflamme au contact d’une bougieallumee , »fut plus tard dösign6e sous le nom d ’airinflammable, avant d’ötreappelee hydrogene, c’est-ä-dire 616ment generateur de l'eau.
Eueres sgmpathiques. —L’auteurrevientäplusieursreprises surce sujet, quidevaitalorssingulihrement piquerIa curiosite du pu-blic. II propose de tracer les caractöresavec uue dissolution deplombdans du vinaigre ou de bismuthdans del’eau-forte, et de lesfrotter, apres leurdessiccation, aveo un morceau decotonimbiböd’uue d6coclion de scories d’antimoine (sulfured’antimoine), oude cliaux et d’orpimeut (sulfure de Calcium). II semble lie pasiguorerque les caracteres, d’abord invisibles, deviennent noirsetlisiblesparceque lesmolecules sulfureuses s’unissentau plombou au bismuth, et il rejette l’explication desanciens, qui avaientrecours « ä la Sympathie et ä l’antipathie, termes g6n6raux quin’expliquent rieii(2)».
Poisons. —Yoici la difmitionqueLemery donne de ce qu’il lautentendreparpoi'.soM.· «Lepoison est tout ce qui peutrompre et de-truirela liaison et beconomie des humeurs du corps, en corro-dant les parties ou en empöchantle cours naturel des esprits. »— II cito ensuite comme poisons les plus communs Varsenic, lesublime, la eigne et \anapellus ( aconit). II distingue, dans tonteintoxication, deux effets differents : « Les uns, dit-il, comme lavipere, le scorpion, la eigne, le napellus, coagulenl le sang;et l’animal meurt en convulsions, de la meine maniöre qu’il ar-rive quand oti seringue quelque liqueur acide dans une veine oudans une artöre(3). Les autres, comme le sublime, les arsenics,rongentet ulcerent les entrailles, jusqu’ii ceque la gangrfene ysoit venue; d’oü s’ensuit la mort. » Les antidotes sont ä peu prösles mömes que ceux employös par les anciens (4).
Lemery avait lui-möme fält des expericnces toxicologiquessur des animaux. II raconte L ce sujet l’liistoire de deux sourisenfermees dans une boutcille de verre contenant deux scorpions
( 1 ) Cours de ehimie (öd. 1730), p. 185.
(2) 101(1., (öil. 1730), p. 391 et 140.
(3) Ibid., p. 236.
(4) Yoy. plus haut, t. I, p. 210.