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Tome second.
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1IIST0IRE DE LA CIIIMIE.

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de l’anlimoine, qui etait considere comme le pere de tous lesrnetaux (1).»

Ettmüller n’ignorait pas quc les alcalis fixes, qu’on faisaiti'ondre avec Fanlimoine naturel pour en extraire le regule (anti-moine metallique), absorbent (ce sont ses propres expressions)le sousre de l’anlimoine, et que, pour en sdparer ce soufre, il sautdissoudre les scories (sulfure alcalin) qui recouvrent le r6gule,dans de l’eau, el y verser un acide, tel que 1’esprU de vitriol.<( Aussitöts’clövera, ajoule-l-il, une puanteurhorrible (hydrogenesulfure), et il se precipitera un soufre diaphoretique, appelesoufre dore d'antimoine. »

Ainsi, le sousre dore d’antimoine n’etait que du soufre, telqu’on· l’obtient en traitant un polysulfure alcalin parun acide.Du reste, la preparation de ce soufre dore variait beaucoup, sui-vant les auteurs.

Le fameux mödicament antihectique de Potier ( anlihecticumPolerii) n’dlail autre chose qu’un alliage composö dequatrepar-ties d’antimoine mdlallique et de cinq parties d’etain, oxydd parla calcination avec du nitre.

Le bezoard mineral, auqucl les medecins et les alchirnistes at-tribuaient de si grandes vertus, etait prepare de differentes ma-nieres. Le procede ordinaire consistaitä traiterle beurre d’anti-moine par l’esprit de nitre, äsdparer ensuite tont I'acide par ladislillation, et a faire brider de l’esprit-de-vin sur le residu pulve-rulent. — Le bezoard minßral n’dtait donc que de l’oxyded’antimoine.

Ettmüller nous apprend qu’il saut userde precautions dans lesealcinations de l’antimoine, parce que la fumee de cette substanceest corrosive et chargöe de particules arsenieales. Il conseille demanger, avant l’operation, du pain el du beurre, « aiin que lagraisse de celui-ci tempere la vertu corrosive de la fumde, » ct demächer, pendant l’operation, de la racine de zcdoaire.

On sait quc lc peroxyde d’antimoine, fortement ealcine, est decouleur jaune. G’est cet oxyde que les chimistes d’alors appe-laient fleurs d'antimoine cheiri (2). Etant sublime avec du seiammoniac, il reeevait le norn de teinlure seche d’antimoine, ouliliumantimonn, dont Harlmann pröconisait les vertus.

(1) Nouvclle cliimie raisonnce ; Lyon, lCt/3, >>. 187.

(2) Riippelimt la couleur de la girollöe (Chetranlhus cheiri ).