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Tome second.
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IUSTOIRE DE LA CHIMTE.

SECTION TROISIEME.

COEI' n’OKII, GENERAL.

En embrassant d’un coup d’oeil le developpement rapide desSciences, des lettres et des arts, au dix-septieme siöcle, onserait tente de croire que 1’esprit humain, au lieu de suivre unemarche graduelle, avance par soubresaut. Le moyen age est lecalme qui precede 1’orage, ou pluldt un long sommeil pendantlequel l’humanitö, semblable un alhlcte, puise les sorces ne-cessaires a 1’ardeurde ses luttes.

Partie de quelques points obscurs, mais grandissant, dös leseizieme siecle, dans des proportionsgiganlesques, Ia chimie s’esttout ii coup elevee L la bauteur H’une' Science de prcmier ordre.

Fiat lux! A celte voix qui semblait sortir, comme d’un tom-beau, des tönöbres du moyen üge, la sm du XVIII 0 siede röpon-dit : Et lux facta est.

Mais gardons-nous bien de trop nous exalter, et surlout ndsoyons pas injustes envers nos predecesseurs : iis ont pose lesprenderes p i erres dc 1’edifice dont nous nous glori lions d’etre lesarchitectes. La mötbode experimentale, cegrand levier du progresdes connaissances humaines, pourrait avoir desrösultats aussi fu-nestes que jadis la voie speculative, si eile s’affranchissait de tontcontrole et qu’elle meconnut les limites de ses moyens (I).

Ce n’est qu’a de tres-raresintervalles qu’on voit apparaitre, surla scene du monde, de ces esprits d’elite qui semblent conser-ver un parfait equilibre entre la thöorie et l’expörience, qui do-minent les dötails sans se pcrdrc dans les liaulcurs de 1’abstrac-tion, et qui, reunissant tous les falls d’observation en un faisceaucompacte, arriventii formulerdes lois universelles.

Le dix-huitieme siöcle ofire 1’exemple de queiques-uns deces esprits d’elite.

II importe que 1’homme se rappelle sans cesse que, s’il a beau-

(1) Comp. p. 1 i t ile ce vohnnc.