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IIISTOinE DE LA CIIIMIE.
Black parut. En decouvrant ou plutöt en distingiiant le gaz acidecarbonique des autres corps aeriformes, ce chimistc imprima äla science «ne direction nouvelle.
Plus ancien que Lavöisier, Black resta, avec quelques restrie-tions, fidele ä la doctrinc cfii pblogistique, en däpit des pro-gres rapides que faisait journellernent la dünne, progresauxquels il avait lui-meme considßrablcment contribue. Sonexemple montre qu’on peut faire de grandes decouvertes, etenrichir le domaine des connaissances positives de falls nou-veaux, alors möme qu’on sc laisse donnner par des doclrineserronees.
Joseph Black peut etre revendique par la France, car il naquitä Bordeaux en 1728, de parents ecossais, elablis sur le sol franqais.Il vint tres-jeune en Ecosse, et etudia la medecine L Glasgow etdans l’universitd d’Edimbourg, oü il obtint, en 1754, le gradede docteur en medecine. Ce Mit cettc occasion qu’il soutint unethfese remarquable, De humore acido a cibis orlo, et magncsiaalba, oü l’on trouve des experiences propres ä faire distinguerla magnesie de la chaux. En 1756 il tut chargd, ä Glasgow, dela cliairede Cullen, son ancien mailre, qui venait d’etre appeldä la place de professeur de chimie ii l’Universite d’Edimbourg.L’annöe suivanle, le jeune professeur altira sur lui Patientinn dumonde savant par son beau travail Sur la chaleur latente. Lors-qtie Cullen quitta en 1705 sa cliaire, son eleve tut juge dignede le remplacer.
Par la nouveaute de son enseignement Black fit affiner enEcosse une nombreuse jeunesse, suivant avidement les leqonsdu celebre professeur. Celui-ci entretenait en möme lemps unecorrespondance active avec les chimistes les plus distingues del’Europe, et en particulier avecLavoisier, qui se plaisait a l’appe-ler son mailre. Il s’opposait, avec chaleur et vivacite, a l’en-vahissement des theories nouvelles de la chimie pneumatique,soit parconviction, soitpour ne pas donnerun dementi a. ses tra-vaux primilifs. Le Nestor de la cliimie du dix-huilieme siöcle(c’est ainsi que Black tut surnommö par Fourcroy) mourutäge de 71 aus. Ses ntceurs ötaient simples et austöres ; son carac-tere, froid et reserve.
M. ltobinson, son eleve favori, nous a laissd des details tou-cbanls sur les derniers jours de la vie de ce savant modele. Samorl fut calme comme 1'avait 6te sa vie.