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Tome second.
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11IST0IRE DE LA CIIIMIE.

puisquc la chaleur la plus intense ne sufiit pas pour lern· faireperdre lern* esfervescence avec les arides ; que les alcalis sont enquelque sorle neutralisßs par cel air {in some tneasure neutrali-zed); que la chaux calcin6e (ainsi que tont alcali caustique), ex-posee L l’air libre, attire peu a peu les parlicides de Fair Fixe quiexiste dans l’atmosphere; enfm (et en cela Black s’öloigne entiö-rement de l^opinion de Haies) que tont air n’est pas de Fair(ixe, mais qu’il saut admettre une distinction entre Felementpredominant de l’air atmosphörique,' et cet air qui forme lacrbme de Fe.au de chaux.

Cependant ces deductions, parfaitement legitimes, furent vi-vement attaquees par la plupart des chimistes contemporains ;ce qui monlre, une fois de plus, combien la verite est lente hse faire jour !

Mais ce qui fait le plus d’honncur a la sagacite de Black, c’estla decouverte de la chaleur latente, que vainement on a cherchöä lui ravir. La chaleur latente devint la pierre angulaire de l’e-disice de Lavoisier, dc la Ihgorie de la combuslion.

Ce travail de Black date de l’ami6e 1702 (I). L’auteur sedemanda d’abord pourquoi la glace fondsi lentementparl'actionde la chaleur; les thöories jusqu’alors ömises sur la fusion descorps ötaient impuissantes ä expliquer ce fait. Dans la premiöreexpkrience Entreprise k ce sujet, il trouvaque, pendant quel’eau k 0° s’eleve k la tempörature de 7°, la meine quantite deglace, ügalement k 0°, quoique soumise ä la möme chaleur quel’eau, exige un leinps 21 fois plus long, pour arriver a la mömetemp6rature de 7°‘ (7 X 21 =147), et qu’il y a, par conse-quent, 140 degrös (Fahrcnh.) de chaleur d’absorbös, quelc ther-momölre n’indique pas.

Pourmieux s’assurer encore de l’absorption et du recel de lachaleur {the absorption and concealmetit of heat), il rnOla en·semble quantilds egales d’eau chaude et d’eau froide. Ce melanges'opöra d’une maniere 6gale partout, et la lempgrature du m6-lange fut moyenne entre celle de l’eau chaude et de Fe.au froide.

Black fit d’autres expöriences pour etablir neltement que,lorsqu’on fait fondre de la glace dans une egale quantitä d’eauk 176° ( Fahrenh.), le melange qui en resulte est a peu pres k latemp6raturede la glace fondanle. Celte quantitö considerable de

(I) Voy. Leciureson the Hemenls ofchcmistry,eic., vol. I, p. I(il