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Tome second.
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HISTOIRE DE LA. CIIIMIE.

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§7.

Chimistes nilvemires ile Black.

Malgrd leur demonslvation, les faits signalds par Black et ses■disciples, relativeraent a l’airflxe, dtaient loin d’dtre admispar tous lescliimistes.

Frddöric Meyer, apolhicaire d’Osnabruc-k, publia, en L7(H, unlivre intituld Essais de chimie sur la chaux vive , la mutiere elas-tique et eleclrique, le feu, et l’acide universel (1). La thdorie qu’ilF ddveloppe se trouve en Opposition directe avec les saits; c’estun exemple curieux de cet aveuglement de l’esprit humain, quise refuse systemaliquement ä la hindere de la verite. SclonMeyer, la pierre calcaire, loin de perdre, gagne an contrairequelque chose pendant sa calcination. On sait que la chaux com-mune (carbonate de chaux), effervescible avec les acides, etantsoumise ä l’action du feu, seconvertit en chaux vive (chaux caus-tique), en abandonnant son acide carbonique. Suivant Meyer,c’est tout le contraire qui arrive : la chaux commune, quise distingue de l’autre par son defaut de causticild et d’in-solubilitd, absorberait dans le feu un acide parliculier, appeldpar l’auteur acidum pingue, acide qui convertirait la pierrecalcaire (carbonate) en chaux caustiquc, et lui enleverait lapropridtö de faire effervescence avec les acides. II en serait dememe lorsqu’on verse de l’alcali fixe ou volatil (carbonatede potasse ou d’ammoniaque) dansde l’eau de chaux: la chaux setroublerait en cedant L l’alcali son acidum pingue, et en lui don-nant ainsi la causticitö qu’elle perd.

Deux objections devaient faire crouler immödiatement ce vaindchafaudage : la premiöre, c’est que la chaux perd de son poidslorsque, selon la thöorie de Meyer, eile absorberait son acidumpingue, et vice versa. 11 y a donc lä une contradiction flagranteavec" les faits. La seconde objeclion, qui esl igalement sans re-plique, c’est que ce pretendu acide est un 6tre fantastique. Sivous demandez ä l’auteur de vous montrer son acidum pingue,

(1) Chymische Versuche sur nähern Erkenntniss des ungelöschten Kalks,der elastischen und electrischen Materie, etc.; llan. et Lcipz., 1704, in-8°.Trad. en franeais par Le Dreux; Paris, 1700, in-12.