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Tome second.
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TROISIEME ErOQUE.

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ser d’ötre chaux; qu’au bout d’un laps de temps assez longeile acquiert plus de causticitd; que la diminution du poidsde la chaux'calcinee provient de la perle de son eau; que lacreme de chaux n’est autre chose qu’une chaux qui a perdu sonprincipe caustique, c’est-ä-dire Vcicidum pingue,e tc. Ce seraitperdre notre temps que d’enumerer toules les objections, plusou moins ineptes, que Crans faisait dans son pamphlet contre lesdoctrines de Jacquin et de Black (I).

Nous en dirons autant de la disserlalion inaugurale deSmetli (2), dont les conclusions fort singulieres , dementies plustard, tendaient L ötablir « que la doctrine de l’air fixe de Blackn’est appuyde que sur des fondements incerlains et debiles; que,de la maniere dont eile est prdsentde par ses partisans (Mac-bride, Jacquin, etc.), eile ne peut soutenir un examen sdrieux,et qu’elle ne sera quel’opinion d’un moment ».

l)e la bitte que Black eut ä soutenir contre ses adversaires, etd’oü il dcvait sortir victorieux, il ressort ce haut enseignementque la Yerite, süre d’elle-meme, reste calme au milieu des in-jures dont eile est assaillie, et que l’Erreur s’irrite en raisonmeme de son impuissance.

§ 9 .

Coup d’ceil sur I « Io< «les societes savantes au com-iiteueement «lu XV11 I e siede.

L ’ltalie, qui avait pris l’iniliative de la fondalion des sociötessavantes, continuait ä occuper le rang qui lui appartient. Desl’an-nee 1090 Anto de Via, Manfredi, de Sandris, auxquels s’adjoigni-rentJ.-B. Morgagniet Stancari, rdunissaient autour d’euxun grandnombre de gens studieux et zöles pour le progres de la Science.Ils formaient la societe des Inquieti, e t s’assemblaient, depuis1703, dans la maison du comte deMarsigli. Cefut läle noyau de

(1) Un fail qui semblcrait venir a l’apimi <lc ce que nous avons ditdans la notede la page 355, c’est que Lavoisier, apres avoir eonsacre seulemenl cinq pages etdemic ä l’analyse du beau travail de lilaek sur l’air lixc, eonsacre quinze pagesä Banaljse du niechant painphlfl de Crans, et \ingt-doux pages a cellede la thesede Smeth, qui renl'cnnc jilus d’erreurs que de falls; et encore ces derniers, loind’ßtre nouveaux, ne sont-ils qu’einpruntds a l’rieslley et ades cliimistes plus an-ciens. (Opuscules phys'tques et chimiques de Lavoisier, p. 73-110).

( 3 ) Sur l'air fixe; Utrecht, 1772, in-4° (101 pages).