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IIISTOIRE DE LA CUIMIE.
Les travaux des deux frferes Geoffroy, de Lemery sils, de Hel-lot, de Boulduc r de Rouelle, de Baron, de Macquer, de Ladet,de Du Hamel, de Grosse, forment, avec les travaux du siöcle pre-cbdent, pour ainsi dire»l’avant-garde de la Involution qui devaitbientöt a’opbrer dans la Science chimique.
Jetons un coup d’ceil sur les ceuvres de ces chimistes, quipresque tous etaient des enfants de Paris.
§14.
Cicoffroj ain«.
Etienne-Frangois Geoffroy (nbä Paris, le 13 fevrier 1672, mortle 6 fbvrier 1731) regul sa premiöre instruction dans la mai-son paternelle, oü Cassini., Duverney, Ilomberg, tenaient sou-vent des Conferences.. II se rendit ensuite ä Montpellier poury etudier la mddecine. En 1098, il accompagna le maröchaldeTällard dans son ambassade ä Londres, et devint bientöt aprösmembre de ia Soci6t6 royale dc cette ville. De lii, il passa enHollande, etsit en 1700 un voyage en Italic, principalement pourStudier l’histoire naturelle. En 1712, Fagon, premier mSdecindu roi, se demit de la chaire de chimie au Jardin du Boi (1), enfaveur de Geoffroy, dont les legons attiraient d6ja de nombreuxSlöves.
Un travail , auquel le nom de Geoffroy demeure glorieuse-meut attache, a pour titre Tadle des differents rapports observesen chimie enire differentes substances. C’est lä qu’on trouvepour la premiere fois nettement enoncee cette loi fundamen-tale : « Toutes les fois que deux substances, ayant quelque ten-dance ä se combiner l’une avec l’aulre, se trouventunies ensem-ble, et qu’il en survient une troisibme qui a plus d’affiniteavec I’une des deux, eile s'y unit en faisant lächer prise ä l’autre. »
Sur cette loi Geoffroy essaya d’ütablir la classification desacides, des alcalis, des terres absorbantes et des substancesmStalliques (2).
(1) Le premier medecin du roi elait, commc nous l’avons dejä vu, presquetoujours le professcur litulairc de Ia chaire dc chimie au Jardin du Roi, dememe que le demonstrateur ctait en inCinc Icmps le premier Pharmacien de lacour.
(. 2 ) Mim. de VAcad,, airnöe 1718, p. 202