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Tome second.
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IIISTOIRE DE LA C1II1IIE.

nalyse. «II saut donc , disait Geoffroy, qu’il y ait dans la com-binaison de ces principes quelque difförence qui occasionnecelle qu’on remarque surtout dans la couleur et l’odeur desdifferentes plantes. » Cette difförence, il la chcrchait dans lamaniörc dont l’huile essentielle se trouvc melee avec les autresprincipes; c’estainsi qu’il trouva que l’essence du thym, com-binee, en diverses proportions, avec les acides et lesjalcalis, don-nait ä peu pres toutes les nuances de couleur qu’on observe dansles plantes. — II dßcouvrit que les lindes essentielles ne pene-trent point dans tonte la substauce de la plante, mais qu’ellessont contenues dans des vßsicules particuliercs, affectöes äcertaines parties du vdgetal. Dans ses recherches sur les lindesessentielles, il afßrme que ces lindes sont des composes d’acide,de phlegme, d’un peu de terre , et de beaucoup de matiöreinflammable. Il entreprit in6ine de faire une essence artifi-cielle au inoyen de l’esprit-de-vin et de l’acide vilriolique. En cece qui concerne les huiles grasses, il constata qu’un gros de sa-von blanc, dissous dans trois onces d’esprit-de-vin, acquiert,sans percire sa transparcncc, la proprifile <le se congeler ä uncertain degre de froid (1).

En 1732, il fit l’analyse du borax. On lui doit d’avoir de-mon tre que la base du sei marin est une des parties Consti-tuantes du borax (2). .

Geoffroy etait un de ceshommes qui aimentla Science en dehorsdc tont intörßt persormel. Il passait ses moments de loisir danssa maison de Campagne ä Bercy, oii il avait fait construire uncabinet d’histoire naturelle et un jardin de plantes medicinales.

Il laissa un fils qui devait bicntöt rejoindre son pöre; ce fdsavait presentö, peu de tcmps avant sa mort, un mßmoire in-tilule Analyse chimique du, bismuth, de laquelle il resuite uneanalogie enlre le plomb et ce semi-metal (M6m. de l’Acad.,ann6e 1733, p. 296).

Indöpendainment des travauxque nous venons de mentionner,Joseph Geoffroy a publie, dans la collection de l’Acadeinie desSciences, les memoires suivants :

fies difjerents degres de chaleur que l'esprit-de-vin cornmu-

(1) Mem. de l’Acad., ann. 1707, p. 517;— »lief, ann. 1721,p. 147 ; —Ibicl.,.an». 1728, p. 88 ;—11)1,1., ann. 1 7 i 1, p. 11.

(2) iN’ouvollcs expcrienccs sur le borax, clc.; dans les Mein. de l'Acad., annre1732, p. 398.