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UIST0IRE DE LA CHIMIE.
.sur la lerre d’alun (1); — Examen d’une preparation de verred’antimoine, specifique pour la dyssenterie (2); — Essai sur laformation artificielle du silex, et observations sur quelqv.es pro-prieles de la chaux vive (3); — Observations sur les preparationsdu fondant de Rotrou et de l’antimoine diaphoretique (4).
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I^ouis liemery.
Louis Lemery, neäParis, le 25fevrierl677, mort le 9juin 1743,dtait le Als et digne dleve de Nicolas Lemery, dont nous avonsparlö plus haut. Requ docteur en medecine ä vingl et un aus,il devint membre de l’Acadömie des Sciences ä Läge de vingt-trois aus. En 1702 il fit paraitre son premier ouvrage, le Trattedes aliments, qui fut severement jugd par Andry. Il publia, dansla suite, un grand nombre de memoires de chimie, de medecine,d’anatomie et de Zoologie, qui, pour la plupart, ne sont pasd6nuös d’intöröt. En 1708, Fagon, premier mödecin deLouis XIV, chargea Lemery de faire le cours de chimie au Jar-din du Roi, ä la place de Berger, qui etait alors gravement ma-lade. Apres la mort de Rerger, cette chaire fut consiee ä Geof-froy, et c’est L lui que Lemery succöda en 1731. Il n’occupacette chaire que douze aus.
Dans ses travaux chimiques, Lemery döbuta par combattreles idees de Geoffroy sur la g6n6ration du fer. (Voy. les Memoi-res de l’Acad., ann6es 1706, 1707, 1708. )
Il decouvrit, en 1726, par un simple hasard, que le plomb,« lorsqu’il a une certaine forme, fort approchante d’un Segmentsphörique ou d’un Champignon, » devient presque aussi sonoreque le melal des cloches. Quelque temps aprbs, Röaumur ob-serva que, pour que cette expdrienoe röussisse, il saut que leplomb ait acquis par la fusion la forme indiquöe, et que, si onlui donne cette forme ä froid, il reste aussi sourd qu’il Best or-dinairement. Voilä un fält bien pröcieux pour la thßorie, encoresi peu avancde, de la constitution moleculaire des corps.
(1) Mem. de l’Acad., annee 1744, p. 09.
(2) Ibicl., 1745, p. 102.
(3) Ibisl., 1740, p. 284.
(4) Ibid., 1751, p. 304.