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HlSTOtKE VE IA CHIMIE.
dßploya un zele extraordinaire pour le d6veloppement de cet dld-ment de la prospöritd nationale ; il donna des preceptes utiles surl’emploi des matöriaux de construction des vaisseaux, sur la fa-brication des volles , des cordages, sur l’assainissement, etc.Enfln, la physiologie, la physique et la chimie lui doivent deprdcieuses ddcouvertes.
Les questions scientidques, soulev^es par Duhamel, dtaienttellement importantes, qu’elles ont 6t6 presque toutes reprisespost6rieurement, moins pour les rectifier que pour les agrandir.Neuf ans avant Black, Duhamel avait döjä observd que la pierrecalcaire, 6lant chauff6e au four, perd de son poids, etqu’ellele reprend peu k peu par son exposition k 1’air (1). En 1736, ilsouleva le premier une question qui plus tard fut comp!6-tement rdsolue par Marggraf. Duhamel avait avance que lahase du sei marin (soude) est un alcali different, ä quelquesegards, de l’alcali (potasse) qu’on retire des plantes terrestres (2).Voulant s’assurer si la difference entre ces alcalis tient L la dif-i’6rence sp6cifique des plantes qui les produisent, ou k la naturedes terrains ou elles croissent, il litsemer du kali (salsola soda ),plante riebe en soude, dans sa terre de Denainvilliers, et suivitces expiriences pendant un grand nombre d’ann6es. Comme ilse döfiait de ses propres connaissances, il pria Cadet d’examinerles sels que contenaient les cendres des kalis de Denainvilliers,et ce chimiste remarqua que la premiöre annöe l’alcali min6ral(soude) y dominait encore; que dans les annees suivantes l’alcalivegeta 1 (potasse) augmenta! t rapidement; entin, qu’il se trouvaitpresque seul apres quelques rotations v6g6tatives.
Son mömoire Sur la liqueur colorante que fournit la pourpre,espece de coquille (qu’on trouve sur les cötes de la Provence, provo-qua des discussions d’un grand interet (3). Frapp6 des analogiesqui existent entre le rögne v6g6tal et le rögne animal, l’auteurse mit ä examiner si les os ne solvent pas dans leur ddveloppe-ment les mSmes lois que l’accroissement des arbres ; puis, par
(1) Mem. de l’Acad., ann. 1747.
(2) Ibid.,ann. 1736, p. 215.
(3) Ibid., ann. 1736, p. 49. Les aulres ineinoires cliimiques de Dulianiel ontpour titres : Sur le sei ammoniac, 'dans les mim. de l’Acad., ann. 1735, p. 106;ibid., 3' niöii). p. 414; 3' mein., p. 483; — Diverses experiences sur la ehaux,ibid., 1747, p. 59; — Sur les effets de la poudre ä canon, ibid., 1750, p. 1; —Sur les sels qu’on retire des cendres des vdgdtavsc, ibid., 1767, p. 233 et p. 239.