IIISTOIRE DE LA CHIMIE.
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Pour comprendre Ies Oeuvres de Stahl (imprimöes’ en latin),il laut possöder ögalement bien le latin et 1’allemand; car l’au-teur pousse ä l’extrßme ce pödantisme litteraire, alors fort ä Iamode, qui consislait ä entremöler l’idiome ancien d’expressionsallemandes. C’est ainsi que quelque temps apres, sous le rögne deFr6d6ric II, beaucoup d’erudits se servaient d’un langage moitiöallemand, moiti6 frangais. Geliert et d’autres s’en moquaientavec juste raison. Voici un echantillon du langage de Stahl :
« Sonsten ist aus den angeführten allerationibus metallorum zunotiren dass in den metallis imperfectis dreyer ley substantiavorhanden sey : 1° eine quasi superficialis cohtesionis quae et eapropter omnium prima abit, scilicet substantia inllammabilis seucpXoYKTxov; 2° substantia colorans, quae apparet in coloratis horummetallorum vitris, und endlich; 3° substantia crudior, und diesesonderlich in den crassioribus metallis, Eisen und Kupfer zufinden (1). »
Stahl regarda le soufre comme un corps composß, et croyait6tre parvenu L en extraire les el6ments, l'un combustible et vo-latil, l’autre incombustible et fixe (2). Le foie de soufre 6tait,suivant lui, le dissolvant de l’or, dont se serait servi Mo'ise pourdissoudre le veau d’or (3). En pariant de l’action des acides surles mölaux, il remarque que ces derniers n’entrent en dissolu-tiori qu’autant qu’ils ont 6t6 pr6alablement convertis en chaux(oxydes), et que le degr6 d’action de l’acide varie suivant la naturedu mötal. II indiqua aussi les moyens de concentrer les liqueursalcooliques (biere, vin) par la congölation, et de prßparer du vi-naigre trös-concenlrö en le combinant avec l’alcali lixe (potasse),et en traitant cette combinaison par l’acide vilriolique (4). II n’i-
(1) I'raduction UMrale de ce passage : ll’aillcurs, d’apres les susdites alte-rations des metaux, il est ä noter que les melaux imparfaits rensennent troisprincipes ou substances : 1° une substance de coliesion superlicielle, qui s’en vala premifere, a savoir, la substance inllammable ou le p/tlogis/ique; T une sub-stance colorante, qui apparait dans les verres coloris de ces milaux ; et enfin,3° une substance moins subtile et qui se rencontre particulicrement dans les ine-taux plus ipais, dans le ser et dans le cuivre. — Voy. Abrege de l'IUsloire de lachimie, en töte de nos tlements de c/ümie mtnöralc, etc., Paris, 1841, in-8°.
(2) Opuscul. chimico-pbysico-medic., p. 749-764.
(3) Observat, chymico-pbysico-med., ann. 1698, mensis aprilis, quo vitulusaureus igne combustus est, p. 585-607. — Nous avons dii plus baut (t. I, p. 44)ce qu’ifisaut penser de cette pritendue dissolution du veau d’or.
(4) Specim. Becch., p. II, p. 132.