TJiOISJEME EPOQUE. 515
respiration ne se borne pas ä une combuslion de carbone, maisqii’elle est encore la combustion d’une partie de l’hydrogfene con-tenue dans le sang; de lä une formation ä la fois d’eau et d’acidecarbonique pendant Tacte de la respiration ». — 6ette derniferethfeorie compte aussi de nombreux partisans.
mouveinent nioleculaire. — La question du caloriquefutde la part de Lavoisier l’objet d’etudes particuliöres. C’est unfaitdepuis longtemps connu que les corps se dilatent parla cbaleuret se condensent par le froid. Pour expliquer ce fait gfeneralLavoisier supposait que les molfecules des corps ne se touchentpas , qu’elles sont, au contraire, placees ä une certaine distanceles unes des autres. « Mais, se demandait-il, si le calorique tendcontinuellement, par une cause quelconque, k s’introduire entreles molfecules des corps et ä les fecarter, Comment ne cfedent-ellespas ä cet effort? Comment ne se dfesunissent-elles pas? Et Com-ment concevoir alors qu’il existe des corps solides? II saut doncadmettre une force dont les effels soient en Opposition avec laprfecfedente, qui retienne et lie entre elles les molfecules descorps, et cette force, qu’elle quen soit la cause, est la gravi-tation universelle. »
Ainsi, Lavoisier considfere les molfecules felfementaires commeobfeissant h deux forces antagonistes, au calorique, qui tend äles fecarter, et ä l’attraction, qui les rapproche. Lorsque ces deuxforces sont ä l’fetat d’öquilibre, le corps est liquide; il devientaferiforme lorsque la force impulsive, le calorique, l’emporte.L’fecart qui existe, pour cliaque corps, entre le degrö de cbaleurnecessaire pour enopferer la liqufefaction, et celui qui en opferela Vaporisation, Lavoisier l’attribue ä la pression de l’atmos-phfere.
Quant k l’espace que les molfecules laissent entre elles, il dif-fere aussi, selon la meme thfeorie, pourchaque substance. « Cequi doit surlout faire varier les dimensions de cet espace, c’est,ajoute l’auteur, la figure des molfecules primitives des corps,puisqu’il est impossible que des sphferes, des tfetraedres, des hfe-xafedres, des octafedres, laissent entre eux des vides d’une mfemecapacitfe. C’est pourquoi it saut une quantite de calorique süffi-sante pour clever la tempferature de diffferents corps d’un memenombre de degrfesdu tliermomfetre, ou, ce qui revient au mfeme,diffferents corps qui se refroidissent. d’un mfeme nombre de degrfes
ss.