TItOISIEME EPOQÜE.
327
On voit que, d’apres Ia theorie (]c la fermenlalion, teile quelious la präsente Lavoisier, le sucre se partage sensiblement enpoids egaux, d’acide carbonique et d’alcool, qu’il y a flxationd’eau et que I’hydrogöne de celle-ci se retrouve dans l’alcool etson oxygene dans l’acide carbonique. Le poids et le volume del’acide carbonique sont assez exactement 6valu6s; le poids seulde l’alcool est un peu trop ölevö. Cette erreur, tres-excusabled’ailleurs, provenait de ce que Lavoisier prenait pourde l’alcoolpur ce quin’etait que de l’alcool im pur, c’est-k-dire mele d’unepetite quantit6 d’eau.
Aucun des essais qu’on avait jusqu’alors tentes pour ana-lvser les matiöres organiqucs n’est comparable , pour l’exacti-tude, k celui dont nous venons de rendre compte. Rccueilllret appretier, au poids et au volume, les quanlites d’adele car-bonique et d’eau, resultant d’une combustion, tel etait le pro-cöds de Lavoisier. C’esl ce procede qui, sauf quelques mo-difications, forme encore aujourd’hui la base de Yanalyse orga-nique.
Lavoisier avait l’habitude d’enregistrer jour par jour les expd-riences de son laboratoire. Quelques feuillets de ce journal ontetö retrouves; mais aucun ne ddpasse l’annee 1788, ainsi quenous l’apprennent les tkliteurs des OEuvres de Lavoisier, t. III,p. 773. Sur un de ces feuillets, datö du vendredi 18 avril 1788,on trouve une expdrience inachevee, qui avait pour objet dereeueillir les produits de la combustion de 1,000 grains de sucre,möles avec 10,000 grains d’oxyde rouge de mercure. Le me-lange etait placedans une cornue , les produits passaient 1° dansun matras vide; 2° dans un tlacon renfermant de l’eau; 3° dansdeux autres Ilacons renfermant de la potasse caustique liquide,pesee avec sein avant et apres l’expörience, et dont l’ftugmenta-tion de poids reprösentait le poids de l’acide carbonique produitpar la combustion du sucre. L’oxygene que le mercure avaitabandonnö dtant connu, celui que l’acide carbonique contenaitl’etant ögalement, on pouvait savoir par induction si l’hydro-gkne avait trouvd dans la matifere meme la quantitö d’oxygkneexactement nücessaire k sa conversion en eau , s’il en avait c6d6au carbone ou s’il en avait pris l’oxyde de mercure.
La meme möthode avait 416 appliquöc k la combustion desprincipales rösines : sandaraque, mastic, benjoin, gomme-laque,bdcllium, galipot, ölemi; eile consistaitk s’assurer combicn ces