U1ST0IRE DE LA CHEMIE.
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sico-chiiniques, il conserva, jusque dans sa mise, la simplicitöqu’il s’etait d’abord imposie autant par n6cessit6 que par goüt.Aussi laissa-t-il apres sa mort une fortune de trente millions del'rancs, bien qu’il ait, pendant sa vie, consacr6 des somraesconsidörables ä l’encouragement des gens studieux, ä l’6tablis-seinent d’un cabinet de physique et ä la cröation d’une biblio-Iheque. II 16gua prös de quatre millions de fr. son ancien amiBlagden; le reste fut partagö entre des collateraux. Cavendishs’eteignit le 24 fevrier 1810, ä Londres, doucement commelllack, aprös avoir demande ä boire un verre d’eau. II avaitpres de quatre-vingts ans.
Voici le portrait qn’en a fait un de ses plus illustres compa-triotes, II. Davy : « De tous les physiciens de notre temps,Cavendish etait celui qui unissait, au plus baut degre, la pro-fondeur et l’ötendue des connaissances mathömatiques ä la net-lete et a la precision de l’emploi de la Methode experimentale.On pouvait dire de Iui que tout ce qu’il faisait etait parfait aumoment de sa production. C’est, en göneral, l’amour de lagloire ou le desir du pouvoir qui excite les hommes au travail.Cela n’etait point vrai pour Cavendish : l’amour seul de la veritel’aniinait. II fuyait larenommee, pari alt avec la plus grandereserve de ses propres travaux, aimait naturelleinent la relraite,et il conserva toutc l’activite, toule la sagacitede son intelligencejusqu’aux derniers instants de sa vie (1). »
Les travaux de Cavendish ne sont pas nombreux; mais ils onttous une imporlance extröme et temoignent d’une trös-grandebabileted’experimentateur. Cavendish futl’un despremiers äetu-dier les gaz, qui ötaieut alors tous englobes sous le nom commund ’air arlisiciel (saclitious air), pour les distinguer de l’air naturel,almospherique. Ses experiences sur l’air inllammable, qu’onoblient en traitant le l'er ou le zine par une dissolution d’acidesulsurique ou d’acide murialique, remonlent ä 1765. Il trouvacet air factice (hydrogbne) plus de dix fois plus löger que l’airnaturel, et en constala la propri6t6 dötonante aprfes avoir 6t6m616 ä de l’air almospherique. Dans son travail Sur l’air fixe(l’acide carbonique), le sagace observateuritablit que l’alcalifixe(potasse ) absorbe, en se saluranl, cinq douziämes de son poidsd’air fixe, et l’alcali volatil sept douzifemes ; que l’eau peilt dis-
(1) JI. Davy, Collecied uorks , t. YJI, >>. 127,