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HISTOsliE DE LA CHEMIE.
lement de Dijon. II sut assez bien tourner le vers, comme le te-moigne son Rat iconoclaste, ou le Jesuile. croque, poöme h<5roI-comique, qu’il fit paraltre ä vingt-six ans; mais les Sciences, prin-cipalement la cliimie, devinrent bientot l’objet de toutes sesprödilections. Chancelier de l’Acadömie de Dijon, il obtint, en1774, des Etats deBourgogne, la fondation de cours publics decliimie, de minöralogie et de matiöre medicale, et ouvrit lui-möme, le 28avril de l’annöe suivante, le cours de chimie. Ge coursdonna naissance aus Elements de chimie theoriqueet pratique, re-diges dansun nouvel ordre, d’apres les decouvertes modernes, etc.,3 vol. in-12; Dijon, 1777, ouvrage qui fit pendant quelquetemps autoritö. On y voit, entre autres, l’auleur enseigner Yunitede mattere: «C’est donc, dit-il, la modification de la matiöre liomo-göne qui constilue tous les difförents corps, meme les elements;et celte modification est la densitö, la porosite, la figure. uPour se tenir tont ä fait au courant de la Science, il apprit plu-sieurs langues vivantes, et traduisit en francais les principaux ou-vrages de Bergmann, de Scheele et de Black, en les accompagnantde notes. Dös 1773 il avait reconnu le pouvoir dösinfectant del’acide murialique oxygönö (chlore), et appliqua sa döcouverteü l’assainissement d’un caveau de la cathödrale de Dijon et auxprisons de cetle ville. A la suite de quelques dömöles qu’il eutavec ses confröres, il se dömit, en 1782, de sa Charge, et par-lagea son temps entre Dijon et Paris oii il se lia d’amitie avecles principaux savants, particulierement avec Lavoisier. Ayantadoptö avec chaleur les principes de la revolution de 1789, iltut öln, l’annöe suivante, procureur syndic de son döpartement,et devint, en!791, döputö ä l’Assemblöe legislative, qu’il prösidades l’annöe d’aprös. Devenu membre de la Convention natio-nale, il vota avec les membres les plus avancös du parii de laMonlagne. Dans le proeös de Louis XVI, il s’opposa au renvoidu jugement aux assemblees primaires, et cnlra, en 1793, dansle comitö de Döfense gönerale et de Salut public,. La tourmentepolitique ne le dötourna pas de la culture de la science. S’ötantinteressö, dös l’origine, ä l’invention des aerostats, il essayad’abord de les appliquerii l’extraction des eaux des mines, puisil imagina de les employer L la guerre. Ge tut sur son rapporlque le gouveinement decrela la l'ormation du corps des aerosta-tiers. Envoye, en 1794, avec le titre de commissaire ä. l’armöedu Nord, il utilisa les ballons pour les reconnaissances mili-