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Tome second.
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TROTSIEME EPOQPE.

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Si Lavoisier n’eiit pas fait jouer ä 1’oxygene un r6ie trop exclusis,Ia nomenclature chimique aurait 6te presque parfaite d£s sonorigine. Mais, d’apres sathöorie, « les acides sont compos6s dedeuxsubstances de 1’ordre de celles que nous regardons commesimples (je cite textuellement) : i’un ; qui constitue I’aciditö ;c’est de cette substance que doit etre empruntö le nom du genre;1’autre qui est propre L chaque acide, qui les diffdencie les unsdes autres, et c’est de cette substance que doit ßtre empruntö lenom spöcifique. »

Comme l’oxygene, en sa qualitö de principe acidisiant ou degenerateur des acides ( c’est la signilication du mot oxygene), daitsupposö exister dans tous ces composäs , son nom pouvail 6treornis sans inconv6nient: il düsignait le genre, exprimi par la ter-minaison ique, tandis que le nom de l’iliment, auquel il s’asso-ciail, disignait l’espice. C’est pourquoi, au lieu d’acides oxysul-furique, oxycarbonique, etc., on dira simplement acides sulfu-rique, carbonique, etc.

Mais les auteurs de la nomenclature ne tardirent pas ii s’aper-cevoir que les deux principes constitutifs, le principe acidisiantet le principe acidisii, peuvent se combiner entre eux dans desproportions differentes; il fallait donc ilargir le cadre. C’est cequ’ils lirent en variant la terminaison du nom spicislque : iquedevait indiquerl’acide qui contient le plus d’oxygöne; eux celuiqui en contient le moins. C’est ainsi que, par une simple modifi-cation de la disinence, le seul inonci des noms, tels que acidesulfurique et acide sulfureux, acide arsenique et acide arsenieuxsufflt pour indiquerune difference de compositiori. Mais la chimiemarchaitvitejet bientöt les faits necadraientplus avec la thdorie.

Il nous faut ici anticiper un peu sur 1’avenir descontemporainsde Lavoisier, avenir qui dfijü n’est plus pour nous que le passdDks le commencement de notre siede on reconnut que c’est ,non plus en deux, mais en trois et mSme en quatre proportionsdifferentes que l’oxygöne peut se combiner avec une seule etmtzme substance pour former des acides differents. Afin de ne rienchanger aux terminaisons anciennes, on imagina alors de fairepr£c6der le nom de 1’acide, contenant une proportion d’oxygönemoindre que 1’acide termind en ique, de la pr^position grecquehypo (utto, au-dessous). A son tour, 1’acide moins oxygene quecelui-lä dut recevoir la pr6position hypo, en conservant la termi-naison eux. Celte premifcre modification fut apportde h la nomen-