TROISIEMj; EPOQUE.
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relrogradcnlvers l’enfance. II suit de hi, avec une indiscutable evi-dence,que lafaculte pensante ne reste pas constamment lamSme.Or, ce qui n’est pas constant est naturellementvariable, et ce quivarie est morte! et materiei. La force corporelle et Ia force pen-sante commencent l’une etl’autre äcroitre depuis zero,pour reve-nii·, apres un certain ddveloppement, a leurpoint de ddpart (I). »
II est impossible de mieux faire ressorlir ce parallfdisme ducorps et de 1’esprit, qui fut, en tout temps, le principal argumentdu matßrialisme.
Une circonstance, en apparence fortuite , fit naitre dans Davy1’amourde Ia Science qu’il devait illustrer. Grögoire Watt, filsdeTimmortel invenleur de la machine k vapeur, avait dt6 envoydpar son miidecin ä Penzance pour une affection de poitrine. IIvint loger chez Madame Davy. Le jeune pharmacien, pour s.e lieravec ce personnage qui aimait la chimie, se procura une traduc-tion anglaise des Elements de chimie de Lavoisier. En deux joursii avait Iu et compris ce livre, et il songea des lors k un nouveauplan d’4tudes, embrassant toules les connaissances humaines. Ala suite des entretiens et discussions qu’il eut avec G. Watt, il seconsacra presque exclusivement ä la chimie.
« Un bon physicien doit, disait Franklin, savoir percer avecune scie. » Le jeune Davy conslruisit les premiers appareils avecquelques lubes de verre aclietös ä un marchand de baromötresambulant; il les completa avec de vieux tuyaux de pipe et avecune seringuedontl’avait gratifhi le chirurgien d’un navi re fran-qais , ecliouö prtzs de Land’s End. Sa chambre ä coucher etaittransformee en laboratoire, et les fourneaux de la cuisine ser-vaient h ses expöriences pour priiparer les gaz.
Ses premieres recherches experimentales eurent pour objet ladelermination de l’espece d’air que contiennent les v£sicules decertaines algues marines, telles que les fucus siliquosus et f. squar-rosus. Il röussit ainsi ii montier que les plantes marines agissentsur 1’air comme les plantes terrestres, en d£composant, sousl’iniluence de la hindere, 1’acide carbonique pour fixer le car-bone et ddgager l’oxygene. Davy adressa ses Essais sur la chaleuret la lumiere au docteur Beddoes, qui les publia, en 1798, dansson recueil periodique (Contribulions to physical and medicatknowledge ).
(1) Extraits du journal de II. Davy, dans Memoirs of Ihe life os It. Davi /,t. 1, p. 15 (Lond., 1839).