578 HISTOIRE DE LA CIliMIE.
sations dmoussöcs i'onl toniber l’äme dans une sorle de sommeil,d’oü eile se rßveillera pour une nouvelle vie. Dans notre ßtatpresent, l’inteliigence est nalurellement limitee et imparfaite;raais celte imperfeclion ddpend de son mecanisme maleriel :nous devons convenir qu’avec une Organisation plus parfaite,l’inteliigence jouirait d’un pouvoir beaucoup plus dtendu. Sil’homine, tel qu’il est actuellenient organisd, elait immortel, ceserait l’eternile attacliee une machine : la plus grande partiede ses eonnaissances ou de ses Souvenirs se perdraient peu ä peu,en sorte qu’il serait, relalivement ce qui est arme il y a milleaus, cxaclemenl comme renf'antqui perd le Souvenir des evene-ments des premieres annßes de sa vie... On essayera vainemcntd’expliquer Comment le corps est uni au sentiment et L la pen-see. Les nerfs et le eerve.au y intervicnnent saus deute; maisdans quel rapport? Voill ce qu’il est impossible de dire. Ajugerpar la rapidite et la varield inflnie des phßnomenes de la percep-tion, il parait extrßmement probable qu’il y a dans le cerveau etdans les nerfs une substance infiniment plus subtile que tout ceque l’observation et l’expörience y fönt decouvrir, et que l’unionimmediate du corps avec le sentiment et la pensee a lieu parl’inlerimkliaire de certains iluides ethörös, insaisissables parnos sens, et qui sont peut-etre la chalcur, ä la furniere , ä l’e-lectricilii, ce que cellcs-ci sontaux gaz... Jen’ainueune pretenliond’dtablir ä cet egard une croyance certaine, et je suis loin d’ad-metfre l’hypotliese de Newton qui place la cause immßdiate denos sensations dans les oscillalions d’un milieu ßlhcrd. Cependantil ne ine parait pas improbable que quelque chose du mdca-nisme si rafsinö de la facullö sensitive , quelque chose. d’indes-tructible , n’adhere fi la faculle pensante, apres la destruclion denos Organes matßricls, aprßs lacessation de la vie du corps. »
En comparant ces idees avec celles que Davy avait L dix-huitaus, on v'oit quelle rßvolution s’ßtait opdree dans son äme par lamaluritß de la rßllexion : du malerialisme le plus afiirmatif il etaitarrive Lee spiritualisme öclaire qui caracterise tous leshommesde genie, les vrais bienfaiteurs de l’humanite!
La santd de Davy däclinait visiblement. Un sßjour prolongö hFlorence et L Home n’eut point sur lui l’heureuse influence qu’cnesperaientsesamis. Ce fut pendant ses peregrinations de valßtudi-nairequ’il composa/es Derniers Jours d’un P/tilosophe, que Cuvierappelle « l’ouvrage de Diaton mourant ». A peine arrive L Ge-