Band 
Tome second.
Seite
589
JPEG-Download
 

TROISIEME EPOQUE.

589

moire intitulö : Some experiments and observations on a new subs-tance ivstich becomes a violet colored gas by lieat (Quelques expe-riences et observations sur une substance nouvelle qui se change,par Ja chaleur, en une vapeur violette), et communiquö ä laSo-cidtöroyale de Londres, le 20janvier 1814 (1). Elles se trouventconfirmöes et completees dans une lettre adressöe de Florenceä Jobn Davy, en date du 18 mars 1814 : « L’iode a 6te pendantdcux ans ä l’elat embryonnaire. Je vins ä Paris. Element mepria de l’examiner : il croyait quec’etait un corps compose,pro-duisant de l’acide muriatique. J’y travaillai quelque temps ; jeddterminai que c’etait un corps nouve.au, et qu’il produit unacide parlic-ulier (acide iodbydrique) en se combinant avec l’hy-drogene. J’en fis part L· Gay-Lussac, ä Ampere et ä d’autres chi-mistes. Le premier prit immediatement «la parole du Seigneurde la boucbe du servileur», et il traita ce sujet comme il avaittraitö le potassium et le bore. Le memoire Sur l'iode, que j’aienvoye ä la Soeiete royale, je l’ai 6crit avec l’approbation deElement, et une note, publiöe dans le Journal de physique, eta-blil mes droits de priorite. »

Nous avons vu que Gay-Lussac eut soin de nous apprendrelui-meme, dans une note imprimce au Moniteur du 12 döcem-bre 1813, Comment il delermina le premier la nalure de l’iode.

Or, voici ce que Davy avait öcrit, en franpais, Ja veille du 12decembre de la mtzme annee, dans le Journal de physique qui,comme le Moniteur, se publiait ä Paris.

« Lettre sur une nouvelle substance lUcouverle jtar M. Courlois dans le seidevarech, » M. le Chevalier Cuvicr, par sir ll. Davy.

« Paris, teil ildcembrc 1813.

>. Monsieur, je vous aidit, il y a huit jours, que je n’avais pu decouvrir l’a-cide muriatique dans aueun des produit s de la nouvelle substance decouvertepar M. Courlois dans le sei devarech, et que je regardais l’acide qu’y a iait naitrele pliospliore dans les experiences de MM. Desormes et Clemcnt, comme uncompose de celte nouvelle substance et d’liydrogene, et la substance elle-mSmecomme un corps nouveau, jusqu’ä präsent indecomposi, et apparlenant ä laclasse des subslances qui ont etii nommecs acidifiantes ou entretenant la coni-buslion. Yous m’avez fait l’honneur de demander communication de mes iddespar ricrit. Plusieurs chimistes s’occupent aujourd’hui de cet objet, et il esl pro-

(1) Ce memoire a itä reimprime dans le t. V, p. 437 et suiv., des CollectedKorks de 11. Davy.