66 INSTRUMENTS QUI SERVENT A I.A MESURE DES ANUl.ES.champ ; mais il n'en est plus de même dans les observations denuit, lorsqu'on observe une étoile, par exemple 11 en résulte quo si,par suito d'un léger mouvement donné à la lunette, l'étoile cessed'être aperçue, on ne peut pas savoir si son image est cachée parla croisée des fils, ou bien si elle se trouve seulement derrière undos deux (ils, ou bien encore si elle est sortie du champ do la lu-nette. l)o plus, ne voyant pas les fils en même temps cjue l'étoile,on ne peut pas savoir dans quel sens on doit déplacer la lunette,pour amener l'image de l'étoile à se confondre avec le point derencontre des fils. Pour fairo disparaître ces inconvénients queprésentent les observations de nuit, on éclaire les fils du réticule,soit en projetant sur eux la lumière d'une lampe ou d'une bougie,que l'on fait entrer par une ouverture pratiquée dans le tuyau dola lunette, et qui est rélléchie par un petit miroir placé oblique-ment à l'intérieur de ce tuyau ; soit en projetant de la lumière dif-fuse dans la lunette, à travers l'objectif; soit en rendant les filseux-mêmes lumineux, au moyen d'un courant d'électricité qui lestraverse.
32. Une lunette adaptée à un cercle gradué, qui est destiné à lamesure des angles, doit avoir son axe optique parallèle au plan ducercle. S’il en était autrement, le plan du cercle ne serait pasparallèle au plan de l'angle (pie l'on veut mesurer, lorsque l'axeoptiquo do la lunette aurait été dirigé suivant un des côtés de cetangle, et il en résulterait une erreur dans la mesure. Pour s’as-surer si cette condition ost remplie, on se sert d'une lunette spé-ciale nommée lunette d'épreuve. Cette lunette, fiij. 67, qui est éga-
Fij,'. 07.
lement munie d'un réticule, présente, vers les deux extrémités deson tuyau , deux espèces de collets saillants dont le contour estcarré ; ces deux collets ont exactement les mêmes dimensions, l.eréticule de cette lunette est placé de telle manière que son axeoptique soit parallèle aux arêtes du prisme carré dont les deuxcollets saillants ferment comme les deux bases. Un s'assure de ceparallélisme en posant la lunette sur une surface plane, de manièrequ elle s'y appuie par deux faces correspondantes de ses deuxcollets, et en observant le point d'un objet éloigné qui se trouve