MOUVEMENT IHlUNE DU CIEL.
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dès lors que, si l'on a dirigé l’axe optique de la lunette vers uneétoile, que Ton ait fixé le cercle BB à l’axe AA, et qu’on ait misle cercle 1)1) en rapport avec le mouvement d’horlogerie, ce der-nier cercle entraînera avec lui tout l’instrument, et l’axe optiquede la lunette no cessera pas d'être dirigé vers la môme étoile. Ona ainsi un moyen de vérifier le mouvement uniforme de rotationde la sphère céleste, mouvement auquel nous avons été conduitpar une série d’observations faites au théodolite. Mais la vérifica-tion ne peut pas se faire exactement, à cause de la présence del'atmosphère, qui fait voir les astres dans des directions autresque celles où ils sont réellement. Nous avons pu trouver exacte-ment les lois du mouvement diurne, en nous servant du théodolite,parce que nous avons eu soin de corriger les résultats fournis parcet instrument des effets do la réfraction. Ici, au contraire, à l aidede l’équatorial, nous observons le mouvement'des étoiles tel qu'ilparaît à travers l’atmosphère, et nous ne devons pas trouver lemôme mouvement que si l’atmosphère n'existait pas. Cependant,tant que l’astre observé n’est pas très près de l'horizon, et que parconséquent l’effet de la réfraction n’est pas très grand, la lunettede l’équatorial, mue par le mouvement d’horlogerie, suit à peu prèsl’astre vers lequel on l’a primitivement dirigée; si son axe optiquene passe pas constamment par l’astre, au moins il ne s’en éloignepas beaucoup, et l’astre reste dans le champ de la lunette.
Nous ne sommes pas encore en mesure maintenant de faire con-naître l'usage auquel l’équatorial est destiné. Nous n'en avons faitla description ici qu’en raison do la liaison intime qui existe entresa disposition et le mouvement de rotation de la sphère céleste, etpour indiquer la vérification approximative qu’il fournit relative-ment aux lois de ce mouvement. Nous reviendrons bientôt sur cetinstrument, et nous verrons à quoi il sert en réalité.
fcj 77. La lunette de l’équatorial devant pouvoir se diriger versles divers points du ciel qui sont situés au-dessus do l'horizon, ilest indispensable que l’instrument soit installé de manière à n’êtregêné en rien par les objets voisins. On le place habituellement à lapartie supérieure de l’édifice destiné aux observations astronomi-ques. Son axe est supporté inférieurement par un massif de maçon-nerie L, fitj. I 32, et supérieurement, par une pièce de fonte Al, quel’on rend aussi déliée que possible, afin qu'elle ne masque qu’uneIrès petite portion du ciel. Pour garantir l’instrument de l'intem-périe dos saisons, on le recouvre d'un toit N, auquel on donne habi-tuellement la forme d un hémisphère. Ce toit présente une ouver-ture O, longue et peu large, dirigée suivant un [dan vertical, et