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liant, on peut diriger la lunette de l'équatorial vers tel point duciel que l'on veut, sans découvrir complètement l'instrument ; et,si l'on veut suivre un astre dans son mouvement diurne, il suffit defaire tournoi- le toit de temps en temps, à l'aide de la manivelle li,do manière que l'axe optique de la lunettp ne cesse pas de se dirigerentre les deux bords de l'ouverturo O du toit.
L'équatorial de l'Observatoire de Paris, surmonté de son toittournant, est installé au milieu de la terrasse qui surmonte l'édifice.
§ 7-8. Pieds parallactlques. — La disposition de l'équatorial,que nous venons de faire connaître, va nous permettre de com-prendre sans la moindre difficulté en quoi consistent les piedspnrallacliqties que l’on adapte aux fortes lunettes.
Lorsqu'on regarde un astre à travers une lunette, ses dimensionsapparentes sont agrandies , et elles le sont d'autant plus que lalunette est plus puissante. Mais l’astre étant en mouvement, laquantité dont il se déplace dans un temps déterminé est égale-ment agrandie par la lunette ; c’est-à-dire que sa vitesse apparenteest. augmentée dans le même rapport que ses dimensions. Le mou-vement diurne d’un astre, qui n'est pas sensible à l’œil nu , doitdonc s'apercevoir très facilement dans les fortes lunettes. C’est cequi arrive en effet, lorsqu'on emploie un fort grossissement : on voitles astres se déplacer rapidement, et traverser le champ do la lu-nette en très peu de temps. Une lunette qu'on amène dans la direc-tion d'un astre, et qu’on laisse immobile dans cette position , nepermet donc de l'observer que pendant un très court intervalle detemps, et elle a besoin d'être déplacée à chaque instant pour êtreramenée vers l'astre , pour peu que l'observation dont on s'occupedoive avoir quelque durée. On conçoit sans peine combien il estpénible do faire des observations dans de telles conditions. Pour yobvier, on a eu l'idée de mettre la lunette en mouvement à l’aided’un mécanisme d'horlogerie, de telle manière qu'elle suive l’astredans son mouvement diurne, sans que l'observateur ait à s'en occu-per. Par ce moyen, l’observation se fait aussi facilement que si lemouvement diurne n’existait pas, et que la lunette restât immobile.Tel est l'objet des pieds do lunette auxquels on donne le nom depieds paralhictiques. Ce nom vient de ce qu'une lunette, montéesur un pareil pied, et mise en mouvement par le mécanisme d’hor-logerie qui en fait partie, se dirige successivement vers les diverspoints d’un même parallèle céleste.
Qu’on imagine l'équatorial, tel que nous l avons décrit, avec salunette, et le mécanisme d'horlogerie qui le fait mouvoir, et tpi onsupprime les deux cercles gradués qui entrent dans sa composition.