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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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Ct.OIÎl'.S CÉLESTES.

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exemple, à faire connaître l'ascension droite et la déclinaison del'étoile à laquelle on a comparé un astre voisin, dans l'observationde eet astre à l aide de l’équatorial (§ 89).

Le mode de désignation des étoiles, par un nom spécial, ou par»ine lettre, est bien suffisant pour les étoiles principales ; mais iln en est plus de même pour les petites étoiles, dont le nombre estsi grand qu'il est difficile de ne pas les confondre les unes avec lesautres. Aussi, quand on veut indiquer d'une manière précise unede ces petites étoiles, a-t-on soin do la désigner par son ascensiondroite et sa déclinaison, dont la connaissance ne peut pas laisserde doute sur l'étoile dont on veut parler. C'est encore dans les ca-talogues que l'on puise ces indications, et souvent, pour abréger,on se contente de donner le numéro que porte l’étoile dans le cata-logue dont on se sert, numéro qui n'a réellement de significationque par l'ascension droite ot la déclinaison qui l'accompagnent.

§91. Globes célestes. — Nous avons dit (§71) qu'on pouvaitse représenter le mouvement diurne des étoiles, en se servant d'unglobe sur lequel on aurait figuré les principales constellations. Unglobe de ce genre est utile dans beaucoup d'autres circonstances,parce qu'il permet d’embrasser d'un coup d'oeil l’ensemble de lasphère céleste, et d'y étudier facilement les déplacements qu’é-prouvent certains astres parmi les étoiles.

Hipparque de Rhodes, qui vivait dans le n* siècle avant J.-f..,est le premier qui ait construit un pareil globe. Voici le moyenqu'il employa pour cola. Après avoir mosuré la distance angulaire(le deux étoiles, en se servant d'un cercle muni d'alidades à pin-nules, il représenta ces deux étoiles par doux points A, B, pris àvolonté sur le globe, py. 146, aveccette seule condition que l’amplitude del’arc Ali fût égale à la distance angu-laire des deux étoiles. Ayant ensuitemesuré la distance de la première étoileà une troisième, il traça du point Acomme pôle, avec une ouverture do

compas correspondant à cette distance,un arc de cercle mn sur lequel devaitnécessairement se trouver lo point re-présentant la troisième étoile. La dis-tance de la seconde étoile à la troi-

Fig. 14G.

sième, étant mesurée à son tour, lui

permit de tracer un second arc de cercle pq, du point B commepôle, sur lequel devait également se trouver ce point représentant