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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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Iimètros; il n'y curaitguère qu'un millimètre et demi de différenceentre le plus grand et le plus petit rayon de ce globe. On voit tout desuite qu'un pareil aplatissement serait tout à l'ait insensible à l'œil,et que ce n'est que par des mesures précises qu’on pourrait arriverà le constater.

Quoique, d'après ce qui vient d'étre dit, la longueur du quart duméridien contienne en réalité un peu plus de I 0 millions de mètres,la différence, qui ne va pas à un kilomètre, est assez faible pourqu'on n'en tienne pas compte, toutes les fois qu’il ne s'agit pasd'arriver à un résultat d’une extrême précision. On peut même, laplupart du temps, faire abstraction de l'aplatissement, et regarderla terre comme étant une sphère dont la circonférence est de40 000 kilomètres, et le rayon de 6 366 kilomètres.

D'après la longueur qui a été trouvée pour le quart du méridienterrestre, la valeur moyenne de l’arc de 1 degré sur cette méri-dienne est de I I I 120" , ,6 : l'arc de I minute est de I 852 ln , et l’arcde I seconde do 30'",9.

Ce dernier nombre fait voir que, quand on indique la latitudegéographique d'un lieu , avec toute la précision que comporte ladétermination des latitudes, il est nécessaire de bien faire connaîtreà quel point en particulier cette latitude se rapporte, puisqu'il nefaudrait pas se déplacer beaucoup pour que la latitude trouvéevariât d une seconde. C’est ainsi qu'on dit que la latitude du lieuoù sont installés la lunette méridienne et les deux cercles murauxde l'Observatoire de Paris est de 48° 60' 1 I ", nombre qui ne pour-rait pas s'appliquer indifféremment à tel ou tel point de la ville deParis, pas même aux extrémités nord ou sud du terrain qui dépendde l'Observatoire. Du nord au sud de la ville de Paris, la latitudevarie de plusieurs minutes.

§ 1 10. «lobes terrestres . — On construit des globes quireprésentent la terre, et sur lesquels se trouve l'indication des di-verses particularités que présente sa surface, telles que les conti-nents, les fleuves, les montagnes, les villes, etc. Ces globes, aux-quels on donne le nom de globes terrestres, ne peuvent pas rendresensible aux yeux la différence qui existe entre la surface de la terreet une surface parfaitement sphérique, ainsi que nous l'avons ex-pliqué il n'y a qu’un instant (§ 109) ; aussi, ne cherche-t-on pas àleur donner une autre forme que celle d une sphère. On les monteordinairement sur un axe qui perce leur surface aux deux pôles,et les deux extrémités de cet axe sont supportées par un appa-reil de cercles montés sur un pied entièrement semblable a celuique nousavonsdéjà vu pour les globes célestes (fig. 128, p. I 37). Au