228 LOIS DO MOUVEMENT DU SOLEIL,
voir cetto demi-lentille B. On conçoit qu’en opérant ainsi, il arri-vera bientôt un moment où l’image mobile S' du soleil, ftg. 184,touchera l’image immobile S en un seul point C ;alors il est clair que, à partir de la coïncidence deces deux images, la première s’est déplacée d’unequantité précisément égale au diamètre CD de l'i-mage S, qui est parallèle au plan de séparation desdeux moitiés de l’objectif. Si à ce moment, sans dé-placer désormais les deux demi-lentilles, l’une pat-rapport à l’autre, on les fait tourner ensemble autourde l’axe de la lunette, on observe que les deux imagesdu soleil, dont l’une tourne autour de l’autre, ne ces-F j„_ sent pas de sq toucher par un seul point : on en conclutnécessairement que les divers diamètres de l’imagefixe S ont tous la même longueur, et que par conséquent le disquedu soleil présente exactement la forme d’un cercle.
On comprend que l’héliomètre, de même que le micromètre àfils parallèles, peut être employé non-seulement pour constater, àun instant quelconque, que tous les diamètres du disque du soleilsont égaux, mais encore pour trouver l’angle sous lequel on voit unde ces diamètres, c’est-à-dire ce qu’on nomme le diamètre apparentdu soleil. Il suffit, pour cela, que l’on ait gradué la vis à l’aide delaquelle on fait mouvoir la moitié mobile de l’objectif, de telle ma-nière qu’on sache à quel diamètre apparent correspond le nombrede tours et la fraction de tour que l’on a fait faire à cette vis, pourfaire passer les deux images du soleil, d’une coïncidence parfaite,à un simple contact de leurs bords. Pour effectuer cotte graduation,on peut observer successivement divers cercles blancs tracés surdes cartons, et entourés de fonds noirs, que l’on place à des dis-tances connues et très grandes du lieu où est installé l’héliomètre.Connaissant la distance à laquelle se trouve un de ces cercles, ainsique la grandeur de son diamètre, on en conclut sans peine son dia-mètre apparent ; et l’on note le nombre de tours et la fraction dotour dont on a fait tourner la vis, pour amener les deux images ducercle à être tangentes l’une à l’autre. Ayant formé un tableau desrésultats obtenus ainsi, avec plusieurs cercles placés à diverses dis-tances, on en déduira facilement la valeur du diamètre apparentqui correspond à un nombre donné de tours de vis.
L’héliomètre, un des instruments les plus ingénieux que l’onpossède, a été imaginé parBouguer, en 1748. Bouguer employaitdeux objectifs distincts, placés à côté l’un de l’autre, et mobiles l’unpar rapport à l'autre; ce n’est que depuis, qu’on a remplacé ces