DIUS10N 1)E EA TERRE EN CINQ ZONES. 2Ù7
au-dessous de ce plan, sans se lever, varient avec la latitude : letableau suivant fait connaître ce nombre de jours pour diverseslatitudes boréales, depuis 66° 32'jusqu’à 90\
LATITUDES
boréales.
LE SOLEIL
NE SE COUCHE PASpendant environ
LE SOLEIL
NE SE LÈVE PASpendant environ
«(>• 32>
p
ii
-70"
G5
00
75"
103
97
SO"
131
127 *
85°
1(11
153
!)0"
180
170
Pour les latitudes australes de mêmes valeurs, les résultats nesont pas tout à fait les mêmes. Ainsi, pour la latitude australe de73°, le soleil doit rester constamment au-dessus de l'horizon, pen-dant tout le temps qu'il ne se lève pas à la latitude boréale de 75";il reste au-dessous de l’horizon, pour la première latitude, pendanttout le temps qu'il reste au-dessus de ce plan pour la seconde. Lesoleil reste donc environ 97 jours sans se coucher, et 103 jours sansso lever, à la latitude australe de 75 degrés. Nous verrons bientôtà quoi tient cette différence que présentent les régions voisines desdeux pôles de la terre.
§ I 34. Division de la surface de la terre en cinq zones.
— Nous venons de voir que les circonstances que présente lemouvement diurne du soleil sont loin d’être les mêmes pour lesdivers points de la surface de la terre : c’est ce qui a conduit àdiviser cette surface en plusieurs parties distinctes ou zones, commenous allons l’indiquer.
Pour tout point dont la latitude, boréale ou australe, ne dépassepas 6fl°32', le soleil se lève et se couche tous les jours de l’année.Pour tout point, au contraire, dont la latitude est plus grande que66° 32', il y a certaines époques de l’année où le soleil est plu-sieurs jours sans se lever ou sans se coucher. Les deux paral-lèles AA', BB', fig. 194, qui correspondent aux latitudes de 66°32',divisent donc la surface de la terre en trois parties bien distinctes.Les deux calottes sphériques, ou zones à une base, APA', BQB',se nomment les zones glaciales. Les cercles BA', BB', qui leurservent de limites, sont les cercles polaires ; on donne spéciale-ment le nom do cercle polaire arctique à celui qui avoisine le pôle