MOUVEMENT APPARENT MES PLANETES INFÉRIEURES. 455§ 253. Pour expliquer les apparences du mouvement de Vénus,les anciens ont eu recours à l'hypothèse de l’épicycle et du défé-rent, dont nous avons déjà parlé à l'occasion du soleil (§ 1 45) etde la lune (§ 213). Ils ont supposé que la planète Y, [ig. 307, semeut sur un cercle dont le contre C parcourt lui-mômo un autrecercle ayant la terre T pour centre ; et pour tenir compte do ce queVénus semble osciller de part et d'autre du soleil en s’eu écartantégalement des deux côtés, ils ont admis que le centre C de Fépi-cvclo se meut sur le déférent de manière à être toujours sur la
ligne droite qui joint la terre T au soleil S. On comprend sanspeine, en effet, qu'une pareille hypothèse peut facilement rendrecompte à la fois du mouvement oscillatoire de la planète par rap-port au soleil, et de son mouvement alternativement direct et ré-trograde par rapport aux étoiles.
Si le plan de l’épicycle coïncidait exactement avec le plan de l'é-cliptique, Vénus devrait paraître constamment sur ce dernier cercle,mais il suffit de supposer (|ue le plan de l’épicyele est un peu obli-que par rapport au plan de l'orbite apparente du soleil, pour expli-quer le transport de la planète, tantôt d'un côté, tantôt de l'autrede l’écliptique.
Dans les circonstances du mouvement apparent de Vénus, il n'y a