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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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4 9 S PLANÈTES.

nébulosité, d’une sorte de brouillard, qui accuserait la présenced’une atmosphère considérable autour de cette planète.

Telles sont, à peu près, les seules notions que l’on possède surces astres, dont les dimensions sont tellement petites, que les pluspuissants instruments suffisent à peine pour leur faire prendre uneapparence autre que celle de simples points lumineux.

§ 271. Nous ne saurions trop insister sur la comparaison des di-mensions et des distances mutuelles des divers astres que nousavons étudiés jusqu’à présent. On a de la peine à s’en faire une idéeexacte. Les distances des planètes entre elles et au soleil sont tel-lement grandes, relativement à leurs diamètres, qu'on ne peut pasreprésenter le système planétaire par un dessin qui permette desaisir d’un coup d’œil les rapports de grandeur de ses diverses par-ties. Les machines, plus ou moins complexes, que l’on construitpour donner une idée des mouvements simultanés de la terre, desplanètes, et de leurs satellites, ne peuvent être exécutées qu’à lacondition d’exagérer considérablement les proportions de certainesparties. Il en est de même des dessins destinés à expliquer lesdiverses particularités des mouvements des astres, tels que lesfig. 223 (page 296), 259 (page 365), et bien d’autres que nouspourrions encore citer parmi celles qui nous ont servi jusqu'à pré -sent. On doit donc se mettre constamment en garde contre lesidées fausses qui pourraient en résulter. C’estpour cela qu'à diversesreprises nous avons cherché, soit par des figures, soit par des indi-cations de grandeurs relatives, à appeler l'attention sur les vraisrapports des dimensions du système planétaire. Ainsi, dès que noussommes arrivés à la connaissance de la grandeur du diamètre dusoleil, nous avons mis en regard deux cercles ayant des rayons pro-portionnels à ceux du soleil et de la terre [fig. 204, page 277), etnous avons dit que, pour figurer en même temps la distance quisépare ces deux corps, il faudrait que les centres dcj cercles fus-sent éloignés l’un de l'autre de 16 m ,5. Plus tard, nous en avons faitautant pour donner une idée des grandeurs relatives de la terre etde la lune (/ ig. 265, page 379) ; mais nous avons dû adopter pourcela une échelle plus grande, d'après laquelle le rayon du soleil se-rait représenté par une longueur do l ro ,204, et la distance de cetastre à la terre par une longueur de 258 mètres. Lorsque nousavons parlé des systèmes de Copernic et do Tycho-Brahé, nousavons eu soin de conserver les vrais rapports de grandeur entre lesrayons des cercles qui représentent les orbites des divers corps denotresystèmeplanétaire (/i g. 320, page47l ; et fig. 321, page 472),ii l'exception toutefois de l’orbite de la lune autour de la terre, qui