500 PLANÈTES.
cercle de 0 m , 150 do rayon; l’orbite do la bine, par un cercle de0'“,080 de rayon; l’orbite du quatrième satellite de Jupiter, par uncercle de O 1 ",.405 de rayon ; celle du huitième satellite.de Saturne,par un cercle de 0 m ,774 de rayon ; celle du sixième satellite d’Ura-nus, par un cercle de 0‘",527 de rayon; et celle du satellite deNeptune, par un cercle de CP,082 de rayon. En outre, les dis-tances des planètes au soleil seraient représentées par des lon-gueurs de I2"‘,4 pour Mercure, 23'“,1 pour Vénus, 32"’,0 pourla Terre, 48 m ,8 pour Mars, 166"',6 pour Jupiter, 303'”,2 pourSaturne, 613’”,8 pour Uranus, et 961 m ,3 pour Neptune.
§ 273. Considérations sur le système planétaire. — Avantque le système de Copernic fût adopté, lorsqu’on regardait la terrecomme une masse immobile dans l’espace, on faisait mouvoir losoleil, la lune et les planètes autour d’elle. Les mouvements du so-leil et de la lune étaient assez simples; chacun de ces astres nes'éloignait pas beaucoup do décrire uniformément une circonfé-rence de cercle ayant son centre au centre de la terre. Les mou-vements des planètes, au contraire, étaient complexes; pour rendrecompte de leurs stations et rétrogradations, il fallait leur faireparcourir des épicycles mobiles sur des déférents, et cela suivantcertaines lois dépendant du mouvement du soleil. Copernic reconnutd’abord, comme nous l’avons dit, que les apparences seraient toutaussi bien représentées, en regardant les planètes comme décrivant,autour du soleil, des orbites à peu près circulaires, que cet astreemporterait avec lui dans son mouvement annuel autour de la terre.Les mouvements des planètes, tout en conservant individuellementà peu près le même degré de complication qu’auparavant, étaientainsi ramenés à former un ensemble plus simple. Mais c’est en ad-mettant ensuite l’immobilité du soleil et le mouvement de la lcrreautour de lui, que Copernic apporta aux mouvements des planètesune simplification remarquable : chacune d’elles n’était plus animéepar là que d’un mouvement à peu près circulaire et uniforme au-tour du centre du soleil, mouvement analogue à celui qu'il devaitattribuer en même temps à la terre pour rendre compte des appa-rences.
Si la lune n’eût pas existé, il eût été impossible de ne pas êtrefrappé du caractère de simplicité extrême que les idées de Copernicapportaient dans le système planétaire : au lieu d’admettre que lesplanètes se mouvaient autour du soleil, et que cet astre emportaitleurs orbites dans son mouvement autour de la terre, on n'avaitqu’à regarder les planètes et la terre comme se mouvant toutes sui-vant une même loi très simple, autour du soleil supposé immobile.