DÉTERMINATION DF. I.A PARALLAXE DU SOLEIL. 511et par suite la distance qui les sépare. On pourra, par exemple,tracer un cercle dont le diamètre soit en rapport avec le diamètreapparent du soleil, d’après une échelle choisie à volonté ; on in-scrira dans ce cercle deux cordes parallèles dont les longueurs cor-respondent, d’après la même échelle, aux valeurs trouvées par lesdeux observateurs pour les cordes cd, ef : en mesurant alors la dis-tance des deux cordes parallèles ainsi obtenues dans ce cercle, etse reportant à l’échelle que l'on a adoptée pour cette construction,on trouvera le nombre de secondes dont se compose la grandeur ap-parente de la distance des deux cordes cd, ef, vues de la terre. Oncomprend qu’une méthode de calcul peut être substituée à la con-struction graphique que nous venons d’indiquer, et qu’elle conduiraà des résultats plus précis.
Les deux cordes cd, ef, sont loin d’avoir entre elles une distanceaussi grande, par rapport au diamètre du soleil, que la figure 337l'indique. Nous savons que la parallaxe du soleil a été trouvée de8",6 ; le diamètre apparent de la terre, vue du soleil, est donc de17",2 ; et par conséquent la grandeur apparente de la distance descordes cd, ef, vue de la terre, n’est guère que les =} d’une minute,ou environ du diamètre du soleil. On comprend alors que la po-sition de ces deux cordes, qui sont généralement toutes deux d’unmême côté du centre du disque du soleil, mais qui se trouvent tan-tôt près, tantôt loin de ce centre, doit avoir une grande influencesur l’exactitude des résultats que l’on déduit de l’observation. Lors-qu'une corde, inscrite dans un cercle, se trouve très rapprochée ducentre de ce cercle, elle est presque dirigée à angle droit sur lesparties de la ciconférence auxquelles elle aboutit ; il en résulte quele plus léger changement dans la longueur de la corde augmenteou diminue d’une manière notable la distance qui la sépare du cen-tre du cercle. Lorsqu'au contraire la corde est à une distance ducentre presque égale au rayon, elle fait des angles très aigus avec lesparties de la circonférence où elle se termine, et un petit change-ment dans sa longueur ne fait varier sa distance au centre du cer-cle que d une quantité insignifiante. On voit donc que si, lors del’observation d’un passage de Vénus, la planète traverse le disquedu soleil en passant près de son centre, les erreurs que l’on commetdans l’évaluation des longueurs des cordes cd, ef, et qu’il est im-possible d’éviter complètement, peuvent altérer la distance de cesdeux cordes d’une quantité très notable ; tandis que, si Vénus tra-verse le disque du soleil en restant toujours à une assez grandedistance de son centre, les mêmes erreurs n’auront qu’une influenceextrêmement faible sur la distance des deux cordes que la planète