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nuance d’un vert ou d'un bleu assez prononcé. Ces différences deteinte sont certainement dues quelquefois à un simple effet decontraste; mais il est impossible d’attribuer à cette cause uniquela coloration si fréquente et souvent si prononcée qu'on remarquedans les étoiles doubles.
L’observation fait voir qu’il existe dans le ciel des étoiles tripleset quadruples, c’est-à-dire formées par la réunion de trois ou quatreétoiles situées réellement à de petites distances les unes des autres,liais ces étoiles sont beaucoup moins nombreuses que les étoilesdoubles. Ainsi, sur les 120 000 étoiles observées par II. Struve,et dans lesquelles il a trouvé plus de 3 000 étoiles doubles, iln'y avait que 52 étoiles triples. On peut citer, parmi les étoilestriples, Z de l’Écrevisse, et £ de la Baleine, où les étoiles compo-santes sont toutes les trois assez brillantes.
§ 325. Voie laetce. — Tout le monde connaît cette immensetraînée lumineuse qui s’étend à travers un grand nombre de con-stellations, et qu’on nomme la voie loclée. Elle est figurée sur lescartes célestes de la page 173 (planches I et II). Si on la suit dansle ciel, on voit qu’elle fait tout le tour de la sphère céleste, etquelle est dirigée dans son ensemble à peu près suivant un grandcercle qui coupe l’écliptique vers les deux solstices. Dans une partiede cet immense contour, un tiers environ , elle se divise en deuxbranches , qui se dirigent à côté l'une de l’autre, en laissant entreelles un espace de peu de largeur, et se rejoignent à leurs extrémités.
Quand on dirige une lunette vers une partie quelconque de lavoie lactée, on reconnaît que la lueur blanchâtre qu’elle présenteest due à l’existence d'un nombre prodigieux d’étoiles extrêmementpetites, disséminées dans cette région.
On peut se rendre compte de la forme circulaire sous laquellenous voyons cet amas d’étoiles, en admettant, avec llerschel,qu'elles sont répandues dans l’espace de manière à s’éloigner assezpeu d’un plan; qu’elles forment ainsi, par leur ensemble, unecouche ou une sorte de disque dont l’épaisseur est petite, relative-ment à sa largeur; et que le soleil, avec les planètes qui l’accompa-gnent, se trouve situé à peu près au centre de ce disque et au milieude son épaisseur. On voit en effet que, s’il en est ainsi, nous de-vons voir la plus grande partie des étoiles qui composent ce disquedans la direction môme du plan suivant lequel il s'étend, dans tousles sens, autour de nous, et qu’en conséquence elles doivent nousparaître réparties le long du grand cercle d’intersection de ce planavec la sphère céleste. Quant à celles de ces étoiles qui sont le plusprès de nous, elles doivent nous paraître plus brillantes que les