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PREMIÈRE PARTIE.
ascendante de l’échelle décimale 10, ioo, 1000, ... ; la secondesérie représente la partie descendante de cette même échelle*
savoir : — » — » —— > etc. : ces deux séries ayant l’unité pourio ioo iooo J
terme commun ou pour origine.
On voit par là que la suite des nombres est illimitée commel’espace, puisqu’ils s’étendent de zéro, qui est représenté parun point mathématique (le sommet de notre angle), jusqu’àl’infini.
On voit de plus que toutes ces transversales sont de dix endix fois plus grandes en descendant du sommet de l’angle YAX ;et si l’on renverse la figure pour revenir à l’idée de l’échelle,au lieu de descendre de zéro à l’infini, on s’élèvera par la pen-sée, et d’échelon en échelon, de zéro à l’infini, ce qui est plusnaturel.
Tout nous porte à croire que l’idée du nombre est pour ainsidire innée, et que l’homme a puisé le système décimal dansses mains.
L’abbé Sicard(*), auteur d’une théorie des signes, cite unsourd-muet qui ne connaissait pas les chiffres, et qui faisaitune coche sur un morceau de bois en comptant sur ses doigts,chaque fois qu’il avait épuisé la série que lui fournissaient sesdeux mains.
Il est vrai qu’il a été question, sous notre première Répu-blique, de substituer au système décimal le système, duodé-cimal, mais cette idée n’est qu’un souvenir historique; et lesobstacles qu’il a fallu vaincre pour imposer le système mé-trique aux populations rurales nous portent à croire qu’il seraitimpossible de changer la base de la numération, cette tâcheétant sans aucun doute beaucoup plus difficile que l’autre.
III
Le calcul numérique est l’ensemble des opérations que l’oneffectue sur les nombres; telles sont: les quatre règles, l’extrac-tion des racines carrée et cubique, etc.
(■) Successeur de l'abbé de L’Épée, il se consacra, comme lui, à l'instruc-tion des sourds-muets, dans les dernières années du xvm* siècle.