•NOTICES BIOGRAPHIQUES.
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de professer désormais une doctrine condamnée par l’Eglise.
Le grand apôtre de la science entreprit d’accabler des ad-versaires sourds à la voix de la raison, en rassemblant dans unlivre toutes les preuves physiques du mouvement de la terreet de la constitution des deux. Il fit paraître, en 1632, cetteœuvre non moins remarquable par l’esprit qui y abonde queparles difficultés dont l’auteur a triomphé pour obtenir la per-mission de la publier.
Ce n’est qu’après s'être adressé au maître du sacré palais età plusieurs censeurs qu’il imagina de présenter ses dialoguescomme une apologie du jugement qui avait condamné la doc-trine de Copernic. Avant de donner la parole à ses trois per-sonnages : un florentin et un vénitien, tous deux hommes dumonde, instruits, sans systèmes ni préjugés; puis le bon Sim-plicius, être tout scolastique, il s’arme de cette précautionoratoire : « On a, dit-il, avancé en pays étranger que ce jugc-« ment avait été rendu par des gens ignorants et passan-te nés; mais, moi qui ai eu l’occasion de connaître à fond les« motifs de celte détermination prudente, je crois devoir ren-« dre ici témoignage à la vérité... » Cette précaution fut inu-tile, et Galilée devait s’y attendre.
Dès que les théologiens romains eurent lu seulement quel-ques pages des dialogues, ces péripatéticiens se déchaînèrentcontre l’auteur, et celui-ci ne put leur échapper même en allé-guant qu’il avait soumis son livre au jugement du saint-siège.
Malgré l 'intercession du grand-duc de Toscane, l’ouvragede Galilée fut déféré à l’inquisition, et l’immortel génie fut as-signé à comparaître devant ce tribunal.
Il avait alors soixante-neuf ans. Ni la faiblesse de sa santé, niles douleurs rhumatismales qui le tourmentaient, ni son âgeavancé ne purent l’exempler de ce triste voyage. « J’arrivai à« Rome, dit-il dans une de ses lettres, le 10 février 1633, et« je fus remis à la clémence de l’inquisition et du souverain« pontife Urbain VIII, qui avait pour moi quelqu’estime, quoi-« que je ne susse pas rimer l’épigramme ni le petit sonnet« amoureux... »
Le lendemain de son arrivée il reçut la visite du père Lancio,commissaire du saint-office. Ce saint homme exhorta Galilée à