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Grammaire et logique mathématiques élémentaires : A,B,C de l'X : suivies d'exercices choisis et de notices biographiques sur les géomètres et les astronomes illustres depuis Thalès jusqu' à Biot / par Ch. Redouly
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TROISIEME PARTIE.

qu’on y joignît cette devise : Eadem mutala resurgo. Fonte-nelle a publié son éloge, et il est inutile de donner ici la listede ses ouvrages.

BERNOUILLI (JEAN I).

Jean Bernouilli, frère du précédent, naquit à Bâle, en 1607.Entraîné par son frère dans la carrière des sciences, il l’ysuivit de près. Ses premiers essais dans l’application des nou-veaux calculs furent le problème de la chaînette, proposé parson frère et celui de la brachislochrome, questions qui ont pourobjet de trouver la courbe que forme par son poids une chaînesuspendue par ses deux extrémités, et la courbe le long delaquelle descend un corps, d’un point à un autre, dans lemoins de temps possible. Il résolut ces deux problèmes quiont été imaginés, dit-on, mais non résolus par Galilée. On doità Jean Bernouilli le calcul exponentiel, c’est-à-dire les procédéspourdifférencier et intégrer les fonctions à exposants variableset la méthode pour intégrer les fractions rationnelles.

Dans un voyage qu’il fit à Paris en 1690, Jean Bernouilliinitia aux nouveaux calculs le marquis de l’Hôpital, auteur duTraité des infiniment petits, et le premier géomètre qui se soitoccupé en France des calculs différentiel et intégral. Il a, dit-on,manqué de délicatesse après le décès de son hôte en se laissantattribuer le Traité des infiniment petits, quand il était ricbe deson propre fonds; il s’est permis des diatribes contre le géo-mètre anglais Taylor; enfin, Jean Bernouilli s’est toujours dis-tingué par la dureté de son caractère et un amour-propreexcessif. Son fils Daniel qui devint célèbre dans la suite luiportait ombrage. Un jour que Daniel, venu à bout d’un pro-blème difficile, comptait avoir mérité les félicitations de sonpère, il n’en reçut d’autre réponse que celle-ci : « Ne devais-tupas l’avoir résolu sur-le-champ? » Enfin il fut loin de seréjouir d’avoir un digne successeur, quand ce fils, en 1734, eutpartagé avec lui le prix proposé par l’Académie des sciencessur la théorie des inclinaisons des orbites planétaires. « Jeanne vit, dit Condorcet ( Éloge de Daniel Bernouilli), dans cefils qu’un rival, et dans son succès qu’un manque de respect