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TROISIÈME PARTIE.
Berlin. A l'âge de vïngt-lrois ans il fut reçu docteur en phi-losophie après avoir prononcé un discours : De historia ino-culationis variolarum. Il devint membre des Académies dePétersbourg, de Stockholm et de la Société royale de Londres ;il fut nommé, en 1779, directeur de la classe des mathéma-tiques à l’Académie de Berlin où il mourut en 1807.
BEBNOUILLI (JACQUES II) ■
JacquesBeruouilli, frère du précédent, naquit à Bâle en 1759.Il fut d’abord disciple de son oncle Daniel qu’il suppléa pendantle cours de ses infirmités dans la chaire de physique de l’Univer-sité de Bâle j mais il ne lui succéda pas, attendu que les places del’Académie se tiraient au sort (*). Il épousa à Pétersbourg, oùil était allé se fixer, une petite-fille d’Euler, et il y occupa unechaire de mathématiques. Il fut membre de l’Académie decette ville, de la Société de physique de Bâle et correspondantde la Société royale de Turin. Ce géomètre mourut d’uneattaque d’apoplexie en se baignant dans la Neva, le 3 juillet1789, c’est-à-dire à l’âge de 30 ans, et dix-huit ans avant sonfrère (Jean III), dernier survivant de la dynastie des Bernouilli,une dynastie de géomètrôs qui fut sacrée par la science avantd’être consacrée par le temps.
l *) On peut dire que ce mode de créer des professeurs a son bon et sonmauvais côté.