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Grammaire et logique mathématiques élémentaires : A,B,C de l'X : suivies d'exercices choisis et de notices biographiques sur les géomètres et les astronomes illustres depuis Thalès jusqu' à Biot / par Ch. Redouly
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TROISIÈME PARTIE.

drodynamique établi au Louvre par Turgot, et il consacra letemps dont il pouvait disposer à initier aux hautes mathéma-tiques des élèves (') d'élite-

« Tout ce que je fais ici par le calcul, leur disait-il, je pour-rais l’exécuter avec la règle et le compas ; mais il ne m’est [taspermis de vous révéler ces secrets ((*) **). »

Monge était donc obligé d’alterner entre Paris et Mézières;mais, en 1783, il quitta cette dernière école, où il avait eu pourélèves Carnot et Coulomb, pour succéder à Bezoul qui venaitde mourir, comme examinateur de la marine.

Pressé par le maréchal de Caslries de refaire les Élémentsde Bezout, Monge s’y refusa, ne voulant pas frustrer ainsi laveuve de Bezout du seul moyen d’existence qu’elle eut con-servé; mais il consentit à composer pour les élèves de la ma-rine un traité de sialique dont Borda avait tracé le programme.

La composition de ce traité le conduisit à des idées fonda-mentales sur les machines, idées qu’il ne développa point,mais qui fructifièrent dans la tête de son élève Prony.

Une école ayant été établie, sous le nom de Lycée Saint-Louis, dans le tait d’instruire en les récréant une centaine d’a-mateurs oisifs, la chaire de physique amusante fut confiée àMonge. A des auditeurs si frivoles, a-t-on dit, il eût fallu unFontenelle; mais, sans montrer un esprit si charmant, Mongesut intéresser son public.

Monge accueillit les promesses de la Révolution française;il adopta les nombreuses espérances qu’elle fit naître partout,et particulièrement celle de voir les talents prendre sans effortle rang qui leur est dû.

Porté au ministère.de la marine, après la journée du 10 août1792, il accepta cette fonction, déterminé, disait-il, par laprésence des Prussiens sur le sol français. Membre du conseilexécutif jusqu’au mois d’avril 1793, époque à laquelle il donnasa démission, Monge sauva son prédécesseur Dubouchage enlui conférant un grade; il vainquit la résistance de Borda, qui

(*) On cite entre antres l’excellent auteur Lacroix, successeur de l'illustreBord-i à l'Inmiul (1799).

H J’ai-ouï dire au professeur de géométrie descriptive Olivier que La-croix les avait surpris.