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Grammaire et logique mathématiques élémentaires : A,B,C de l'X : suivies d'exercices choisis et de notices biographiques sur les géomètres et les astronomes illustres depuis Thalès jusqu' à Biot / par Ch. Redouly
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TROISIÈME PARTIE.

l’Institut, pour continuer, jusqu’à Barcelone, avec le con-cours des commissaires espagnols Chaix et Rodrigues, le tra-vail relatif à la mesure de l’arc du méridien qui a servi de baseau système métrique : travail commencé par Mécliain et De-lambre, et qui n’a pu être terminé par la nouvelle commissionà cause de la guerre d’Espagne. Biot, qui n’était pas plus dis-posé à courir les dangers dans cette circonstance que dansl’ascension aérostatique projetée avec Gay-Lussac, abandonnaavec confiance ce poste périlleux à son jeune collaborateur,pour revenir à Paris. Arago ne tarda pas à être arrêté commesuspect, l’armée française ayant envahi l’Espagne, et son tra-vail exigeant qu’il allumât des signaux pendant la nuit. Il futdétenu pendant quelque temps dans une forteresse, puis re-pris par un corsaire d’Alger au moment où il était sur le pointde revenir en France ; et, sans l’intervention du consul fran-çais, il eût été fusillé.

L’illustre savant nous a laissé, en mourant, le récit de cettegrave aventure écrit avec une verve charmante.

De retour à Paris, pendant l’été de 1809, il y fut accueillicomme il méritait de l’être, et fut bientôt nommé membre del’Institut (section d’Astronomie).

Laplace, qui n’aimait pas les aspirations politiques du jeunecandidat, disait de lui : « Il promet; » ce à quoi Lagrange ré-pondait: « Vous promettiez vous-même, quand on vous aouvert les portes de l’Académie. »

Les découvertes de François Arago sur le magnétisme et surla théorie des fluides impondérables sont des titres de gloire.Les résultats de ses travaux sont consignés, pour la plupart,dans les journaux scientifiques et dans les mémoires de l’In-stitut. Il est le premier Français qui ait obtenu la médailleque décerne, tous les ans, la Société Royale de Londres; etc’est pour ses belles découvertes en physique et en chimie quecette médaille lui fut décernée à l’unanimité des suffrages.11 a fondé, avec Gay-Lussac, les Annales de physique et dechimie, recueil périodique fort estimé; il a enseigné à l’Écolepolytechnique presque toutes les branches de la science, ets’il passe pour l’un des savants les plus illustres de l’Europe,c’est à juste titre.

Devenu directeur de l’Observatoire de Paris, secrétaire per-