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Grammaire et logique mathématiques élémentaires : A,B,C de l'X : suivies d'exercices choisis et de notices biographiques sur les géomètres et les astronomes illustres depuis Thalès jusqu' à Biot / par Ch. Redouly
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TROISIÈME PARTIE.

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« sée à votre insu dans le dernier numéro de votre journal.« Qu’allez-vous penser de l’opinion que l’on n’a pas craint de« formuler dans une feuille sérieuse sur l’illustre doyen de« l’Académie des sciences?

«Certes, je ne défends pas les immortels dont personne n’a« gardé la mémoire; mais est-il permis de parler si légè-« rement d’un des savants les plus distingués de l’Europe?

«M. Biot, il est vrai, n’a publié ni poésies, ni romans, ni« pièces de théâtre; mais M. Biot est un écrivain de la famille« des Laplace et des Cuvier. Si cette qualité n’est plus un titre« suffisant à certain fauteuil académique, qu’exigera-t-on,« grand Dieu ! des candidats futurs?»

Cette protestation spontanée fut considérée comme non ave-nue, ou bien elle ne parvint pas à son adresse. Quoi qu’il ensoit, le silence n’étant pas une réponse, à moins qu’il ne soitéloquent, ce qui est bien rare, je m’adressai au Journal desDébats :

« Si j’étais courtisan, disais-je au rédacteur, ce n’est pas à« M. Biot que j’adresserais mes adulations. 11 n’a flatté per-« sonne. Il doit mépriser les flatteurs. »

On comprit le sentiment qui m’avait dicté cette démarche,car le lendemain je reçus ce billet :

« Monsieur, je suis fort touché du sentiment que vous me« témoignez, mais je ne m’inquiète nullement de ce qu’on« peut dire de moi dans les journaux. Chacun est libre de« porter des jugements scientifiques et littéraires comme il« le croit convenable, et le plus sage est de continuer à faire« son devoir du mieux qu’on le peut, en laissant tout dire.<( Telle a été ma règle de conduite pendant toute ma vie et je« n’en changerai pas. J.-B. Biot. »

Ce billet prouve, du moins, que l’illustre savant aimait laliberté de discussion.

Je fus fort touché, à mon tour, de la visite qu’il daigna mefaire plus tard, pour me remettre son discours de réception,et je n’oublierai jamais sa bonhomie courtoise.

« Monsieur, me dit-il en entrant, vous avez pris part à mestribulations académiques. Je vous apporte mon discours et celuide M.Guizot. » Pour toute réponse, je m’inclinai de mon mieux.

Certes, s’il y a des écrivains qui ont brigué l’honneur du