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déjà arrivée à un tel degré d’activité qu’il devient à peu près impossible dese tenir au courant de la marche d’une science, et qui rend même très diffi-cile de suivre les progrès d’une branche spéciale et restreinte. Les bulletinsbibliographiques, qui tendent à se multiplier et qui indiquent, à mesure deleur apparition, les articles contenus dans les collections, rendent moinsde service pratique qu’on ne serait tenté de le croire, par la raison qu’ilssont trop chargés. L’astronome hésite à chercher ce qui l’intéresse aumilieu de centaines d’articles de chimie, de physique, de géologie et demathématiques pures. La division devient de plus en plus une nécessité.Chaque science, chaque branche, devrait avoir son bulletin bibliographiqueséparé.
Mais en même temps il faudrait éviter les rééditions, ou si l’on pré-fère les répétitions dans les travaux scientifiques, qui sont aujourd’hui très-fréquentes. Faute de connaître ce qui a été fait, on revient à des intervallesmoyens qu’on pourrait évaluer à vingt ou vingt-cinq ans, sur les mêmesidées spéculatives, déjà publiées, discutées et souvent condamnées à bondroit après un examen approfondi, par l’une ou par l’autre des générationsqui nous ont précédés.
Le seul moyen de conserver à la science toute sa vigueur, c’est de ladébarrasser soigneusement et constamment de tout ce qui est mort. Lesbranches nouvelles et qui ont besoin de sève sont trop nombreuses, pourque les forces des travailleurs continuent à se porter, autrement qu’à titred’étude historique, sur les illusions du passé.
Nous présentons ci-dessous, comme nous l’avons annoncé plus haut, lerelevé complet du nombre d’articles insérés dans chacun des recueilsdépouillés. L’ordre suivi est celui de la Clef des abréviations , à laquelle nousrenvoyons pour plus ample information concernant ces recueils : titres,auteurs, dates, etc.
On a là en quelque sorte un tableau de la valeur intrinsèque de chaquecollection au point de vue purement astronomique. Nous pensons que cesdonnées ne seront pas sans utilité pour l’astronome et le bibliographe.