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Message du Conseil fédéral à la haute Assemblée fédérale concernant l'organisation d'une statistique nationale suisse : (du 9 janvier 1860) / [F. Frey-Herosée]
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employé, à 3,100 fr., en Hanovre , avec 4 employés, à 12,000 fr., enNorvège , avec 10 employés, à 20,000 fr., en Prusse, avec 9 employés, à55,540 fr., sans compter les frais d’impression, en Russie , avec 19employés à 85,360 fr. ; en outre, la société statistique dans la nou-velle Russie est subventionnée par une somme de 8,0C0 fr. chaqueannée; en Saxe , avec 11 employés, à 24,375 fr. et en Toscane,avec 11 employés, à 26,891 fr. Les prestations de ces bureaux va-rient naturellement selon le nombre du personnel et les travaux desministères, qui de leur côté sont subordonnés à l’organisation desdivers Etats. Ainsi la Plusse possède une statistique sur presquetoutes les conditions qui se présentent dans un Etat; elles sont énu-mérées dans la statistique générale de la Belgique ; le Grand-Duchéde Baden, la Bavière, le Danemark, le Hanovre, la Norvège , laSaxe et la Toscane sont en voie d’atteindre ce but. La plupart deces Etats y visent en fournissant annuellement des données à la sta-tistique, lesquelles reposent sur un certain système, et doiventservir à exploiter successivement tout le domaine de la statistique.D’autres Etats ne considèrent ces publications que comme desmatériaux pour des ouvrages plus volumineux, qui sont publiés à cer-taines époques et embrassent la statislique d’une période plus ou moinslongue.

L’étude de la statistique se fait tout différemment en Belgique ,dans les Etats de l’Eglise, en Sardaigne , dans le royaume des DeuxSiciles et en Espagne . Dans ces pays là une Commission centraleest placée à la têle des travaux statistiques, Commission dont lesmembres dès l’origine se sont réunis par goût pour cette étude, etqui plus tard ont été appelés à faire partie des bureaux publics, bu-reaux qui peuvent être qualifiés de Conseil de surveillance sur lestravaux statistiques, et là où ces bureaux n’existent pas, ces membressont secourus par l’Etat dans leurs travaux statistiques. Avec ces Com-missions dont dans les derniers temps nombre ont été formées direc-tement par l’Etat, sont en rapport d’autres comités de provincequi leur sont subordonnés, et par l’organe desquels les formules dres-sées sous forme de questions par la Commission centrale, parviennentaux autorités de district qui veillent à ce que les recherches soientfailes, en s'adressant à cet effet soit aux communes ou à des agenls.Les renseignements obtenus sont examinés par les Commissions dedistrict là où elles existent, sinon par les Comités de province, ré-sumés sous forme de tableau et remis à la Commission centrale.Celle-ci les vérifie encore une fois, retourne par le même or-gane les données étrangères à l’objet, fait poser des questions plus pré-cises aux personnes chargées d’y répondre, et dresse elle-mêmel’aperçu complet ou le fait dresser par les bureaux statistiques, aprèsavoir adopté le plan et la forme des divers tableaux ; cependant ellea sans cesse un œil vigilant sur l’exécution, de sorte que ces travaux