,,Les Commissions cantonales seraient composées comme suit : Unmembre du Gouvernement occuperait le fauleuil de la présidence;feraient partie de la Commission, un médecin, membre du Conseil desanté, là où celte inslitution existe, un juge, un professeur en-seignant dans une école supérieure, un seul ecclésiastique dans lesCantons qui ne professent qu’une religion, deux ecclésiastiques là oùles deux confessions sont professées, un naturaliste, un géologue oumétéorologue, un représentant du commerce et de l’industrie. u
Contrairement à ces propositions, le Conseil fédéral , après mûrexamen de la question, a trouvé que ce système ne répondait pas auxinstitutions politiques de la Suisse , vu que depuis l’introduction dusystème directorial, chaque Département fédéral est autorisé à commu-niquer directement avec les Gouvernements cantonaux, et que dès-lorsil n’y a aucune nécessité de créer pour la statistique des organesintermédiaires particuliers, notamment eu égard aux grands fraisqu’occasionneraient les travaux statistiques à la Confédération et auxCantons, si l’on adoptait le système des Commissions.
Nos institutions s’écartent à tel point des institutions d’autresEtats, que nombre de choses qui conviennent à ces Etats seraienttout-à-fait impraticables chez nous. En Belgique , par exemple, laplupart des membres des Commissions relèvent comme fonctionnairespublics de l’administration, et les travaux statistiques qu’ils sont ap-pelés à exécuter rentrent dans leurs fonctions, tandis que chez nous,à l'exception des membres de l’administration et des professeurs aupolytechnicum, aucun employé au service de la Confédération ne seraitapte à vouer, en connaissance de cause, des soins assidus à la sta-tistique,- en conséquence, la Commission extraordinaire mentionnée ci-dessus entraînerait des frais considérables.
Par ces motifs le Conseil fédéral , à l’unanimité, a adopté lesystème des bureaux, et afin de tenir compte des exigences des con-grès internationaux, il a autorisé, dans le projet qu’il vous présente,son Département de l’Intérieur à s’adjoindre des experts dans des casspéoiaux.
De quels travaux les bureaux statistiques auraient-ils à s’occuper,et comment devraient-ils procéder? — Afin de résoudre cette ques-tion, nous devons nous étendre sur les matériaux statistiques que nouspossédons, ainsi que sur le mode qu’on a suivi pour recueillir etcompléter ces matériaux. Parmi les matériaux statistiques qui ont leplus de valeur, nous comptons les rapports de gestion du Conseilfédéral et les compte-rendus des Cantons qui à certaines époquessont publiés chaque année par ordre des Gouvernements. Font ex-ception les Cantons d’Uri, Obwalden et Appenzell ; le Canton de Nid-walden a récemment décrété la publication d’un compte-rendu, laquelle