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jusque dans leurs moindres détails I! y a, du reste, dans plusieurs desécrits de Houzeau, comme un reflet du génie du célèbre savant allemand ,dont il se rapproche par les qualités du style, par la manière séduisanted’exposer le sujet, par l’ampleur et la hauteur des vues, par la tournurephilosophique des idées et par les connaissances encyclopédiques. Aussiles paroles qu’exprimait M. Potvin en 1857 étaient-elles justifiées, lors-qu’il disait, à l’occasion du départ de notre compatriote pour les États-Unis : « M. Houzeau a une science profonde, des vues larges, une ana-lyse sûre, une synthèse élevée, un génie créateur: il pourra donner unnouveau Humboldt, un Humboldt belge , à la science (1). »
La Géographie physique de la Belgique se lit avec un intérêt qui nefaiblit pas un instant. C’est, comme œuvre de vulgarisation scientifique,mais de vulgarisation dans son acception la meilleure, l’un des ouvragesles plus remarquables que l’on puisse citer.
Dans les dernières années de sa vie, Houzeau fut sollicité d’en donnerune nouvelle édition. Mais, avec cette conscience qui l’a toujours carac-térisé, il refusa de le rééditer tel quel. Il aurait voulu le mettre entière-ment au courant des faits nouveaux acquis dans l’étude des conditionsphysiques du pays, mais il ne se sentait plus la force d’entreprendrepareil travail, tout son temps se trouvant d’ailleurs absorbé déjà pardes recherches d’un autre genre.
C’est encore en 1854 que parut la Noie sur la géographie positive duHainaut , envoyée par Houzeau à la Société des sciences de Mons etimprimée dans le tome 1 er de la 2 B série des Mémoires de cette Société(11 pages), et qu’il présenta à l’Académie (4 mai) son mémoire Sur ladirection et la grandeur des soulèvements qui ont affecté le sol de la Bel-gique . Dumont, le célèbre géologue, écrivit un rapport très étendu surce travail (2), montrant ainsi qu’il en avait fait un examen approfondi.Il le jugea très remarquable et proposa à l’Académie d’en ordonner lapublication et d’adresser des remerciements à l’auteur pour son intéres-sante communication. L’impression eut lieu l’année suivante, dans letome XXIX des Mémoires des membres (59 pages).
C’est par de simples considérations hypsométriques que Houzeauarrivait à déterminer la direction et la grandeur des principaux soulève-ments qui ont affecté notre sol. « En appliquant le calcul d’une manièreempirique à la détermination des arêtes et des facettes qui appartiennent
(1) Revue trimestrielle, t. XV[, p. 313. .
(2) Bulletins de l’Académie, \ TC sér., t. XXI, 2 e part., p. 3.10.