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Peu de temps après son retour en Belgique , il se remaria avec sabelle-sœur, M me veuve B. Discry, qui l’accompagna dans ses voyages à laJamaïque en 1878 et au Texas en 1882, et qui le soigna, dès le premierjour de la maladie qui devait l’emporter, avec un dévouement sansbornes.
Hoüzeau ne fut jamais décoré et ne voulut jamais l’être. Plus d’unefois on chercha à faire violence à ses idées à ce sujet, mais toujours ilopposa un refus formel aux sollicitations qui lui étaient faites. C’est parprincipe qu’il agissait ainsi. Il était ennemi-né de tout ce qui peut exciterla vanité des hommes par des marques ou signes distinctifs extérieurs,comme les décorations ou les manifestations inutiles et exagérées duluxe.
Depuis l’époque de son retour en Belgique jusqu’à sa mort, il restacomplètement étranger aux luttes politiques du pays. Il s’était tracé uneligne de conduite à cet égard. Du reste, il était trop absorbé par le soin dela direction de l’Observatoire et par ses nombreux travaux pour trouver leloisir de s’occuper de choses étrangères à la science. Au commencementde 1888, deux groupes politiques lui offrirent à la fois une candidatureà la Chambre des Représentants; c’était un hommage tout spontanérendu à son caractère et à ses capacités; mais il refusa. Sa santé étaitd’ailleurs fort chancelante déjà à ce moment.
Par suite de sa modestie rare, et du peu de souci qu’il avait de répandreses travaux parmi les savants étrangers et de les communiquer aux insti-tutions scientifiques, un petit nombre seulement de sociétés savantesnommèrent Houzeau leur correspondant ou leur associé. Il faisait partiede la Société des sciences du Hainaut, à Mons (1852); de la Société degéographie d’Anvers (1877); de la K. Naluurkundige Vereeniging inNederlandsch-lndië, à Batavia (1880); de l’Institut royal grand-ducal deLuxembourg (1880); de la Société astronomique de Liverpool (1883).Peu après son entrée en fonctions à l'Observatoire, il s’était aussi faitinscrire comme membre de la Société astronomique internationale et dela Société de météorologie de Vienne.
Il a laissé quelques ouvrages en manuscrit, entre autres un Cours degéodésie, qui date de son séjour à Paris , vers 1855; un traité de la Pra-tique de l’instrument universel; et les premiers chapitres de son grandtravail sur les commencements des sciences (1), dont il s’occupait acti-vement lorsque la mort est venue le surprendre.
(1) Voir plus haut, p ci.