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Seconde partie.
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L'Essai dune géographie physique de la Belgique nest plus au niveaude nos connaissances sur laspect physique du pays, mais longtempsencore on le lira avec un charme infini et il servira de modèle et deguide à tous ceux qui aborderont des études analogues, en Belgique ouà létranger.

LÉlude de la nature, enfin, comptera parmi les œuvres littéraires deHouzeau les plus intéressantes, les plus captivantes. La lecture de cepetit livre ne cessera jamais dêtre un vrai régal pour lhomme épris debeau style et de vérité par la science.

Houzeau avait une intelligence vaste, des aptitudes intellectuelles trèsvariées, lesprit synthétique. Il traitait toutes les questions avec uneampleur didées remarquable, sans jamais cependant négliger le côtépratique, utile, de la science, quil regardait comme un puissant moyende propagande. Et sans cesse il se préoccupait de jeter dans lâme desprofanes une parcelle de ce feu sacré qui, lui-même, lanimait pourlavancement intellectuel de lhumanité.

Sa profonde érudition dans toutes les branches des connaissanceshumaines lui fut toujours dun grand secours, et, entres autres, dans sacarrière de journaliste, il étonnait ses confrères par le tour originalet la solidité de ses articles.

Au point de vue de son influence particulière sur le développementscientifique en Belgique , il y a lieu de signaler sa participation à léta-blissement de la cartographie du pays, dont il peut être considérécomme lun des principaux auteurs, et la réorganisation de lObserva-toire, qui a inauguré une ère tout à fait nouvelle pour le progrès desétudes astronomiques et météorologiques en Belgique . Il a propagé cheznous le goût de ces éludes dune manière large et durable.

Lardeur de Houzeau au travail était extraordinaire, et il mettaitcette ardeur dans laccomplissement de toutes les fonctions ou missionsquil acceptait. A lObservatoire comme aide et comme directeur, auDépôt de la guerre comme géodésien, aux États-Unis comme journaliste,partout il se livra tout entier, ne marchandant ni son temps, ni sonintelligence. Il naurait jamais accepté une charge dont il naurait puremplir toutes les obligations; encore moins aurait-il voulu dunesinécure.

Il était excellent administrateur, mais la besogne toute d'affaires luifaisait vivement regretter les heures quelle prélevait sur le temps quilaurait voulu consacrer entièrement aux travaux scientifiques.

Houzeau était tenu en haute estime par tous les savants étrangers.