444 TOPOGRAPHIE.
Nous avons supposé qu’en C se trouvait placé un point naturelremarquable tel que CAS était égal au double de l’angle desdeux miroirs augmenté de l’angle de déviation fl ; en réalitéil n’en sera presque jamais ainsi, et c’est afin d’obvier, en partie,à cet inconvénient que nous avons désigné l’angle des deuxmiroirs par 2 a. Pour la résolution exacte du triangle SAB üfaudrait qu’on eût 2 a P = 100 s ; mais si cette égalité est seule-ment approximativement satisfaite, il n’y aura qu’une petiteerreur produite, car par suite de la très-petite ouverture angu-laire S, on peut sans erreur sensible confondre l’angle avec satangente et prendre SA = S X AB. Cette légère variation per-mise de « est utilisée pour la recherche du point naturel néces-saire ; un léger mouvement imprimé au moyen d'une vis permeten effet de changer quelque peu l’inclinaison du miroir N et pa rsuite de faire varier l’angle des deux miroirs.
Nonobstant ce procédé correctif, nous croyons que dans l'ap-plication topographique faite en terrain quelconque, on trouveratrès-rarement ce point de comparaison convenablement placeet bien visible ; les cheminements dans les bois, dans les villagesseront de prime abord rendus impossibles, puisqu’il faut, latéra-lement à la ligne à mesurer, trouver un espace libre d’une assezgrande étendue ; dans les circonstances où cet espace libre serencontrera, il restera encore la difficulté de trouver, dans I epetit champ angulaire'permis par suite de la légère variationpossible pour a, un objet d’un pointé précis qui puisse être fa-cilement reconnu des deux stations successives. Aussi pensons-nous que pour utiliser cet instrument, autrement que dans desexpériences choisies, il faudrait presque toujours faire signale 1 ’ce point de repère, c’est-à-dire, y envoyer placer un jalon ; mai 3alors ne vaudrait-il pas autant envoyer une mire de sladia aupoint à déterminer, si les distances à mesurer sont petites, c’est-à-dire, si on veut employer l’instrument au levé de détail topo-graphique ?
Si on joint à l’inconvénient d’un parcours rendu presque tou-jours obligatoire par l’absence de point de repère convenable-ment placé, celui qui résulte de ce que l’instrument ne mesu-rant pas les angles naturels, il y aura nécessité d’être toujou rSmuni d’un goniomètre ou d’un goniographe, et si on remarquequ’il faut une mire pour préciser la première station, un jalo 11pour préciser le repère et la présence de deux personnes pou r