;m optique.
que nous avons fait pour une lentille, il faut construire pour chacun despoints, ou seulement pour les points extrêmes A et B, les rayons quipassent par le centre optique de l’œil dont la position est inconnue e lpeut être variable avec la distance. Leur croisement en ce point nousindique que l’image doit se former renversée.
On s’assure que la sensation de la vue est effectivement produite parune image réelle et renversée au moyen d’une expérience fort simple»qui consiste à placer, dans une ouverture pratiquée à un volet, 1’®^d’un bœuf nouvellement tué. On a d’abord mis à nu la rétine vers lapartie postérieure de cet œil, en enlevant la sclérotique et la choroïde-Dans cet état de choses, l’observateur placé dans l’intérieur de la chambre»privée d’ailleurs de toute autre lumière, aperçoit sur la rétine, l’im a §®renversée des objets extérieurs.
Persistance des sensations. — Le temps est un élément essentiel dontl’existence est toujours indispensable pour qu’un effet soit produit. Le ssensations produites sur la rétine ne sont pas instantanées et elles necessent pas instantanément lorsque cesse la cause qui les a fait naître.
Ceci explique pourquoi un éclair apparaît sous la forme d’une lig necontinue tandis qu’en réalité il est, formé par une suite de points qui sesuccèdent; les intervalles de temps qui séparent les actions successives sontassez petits, par suite de la vitesse de l’électricité, pour que la sensationdu premier point de la trajectoire subsiste encore quand l’actiondernier commence. Il est presque superflu de dire que la succession d eSéclairs, que l’explication précédente ferait supposer devoir exister siniul'tanément, provient de ce qu’en réalité ils sont dus à des actions succes-sives séparées par des temps trop considérables pour la persistance de l asensation visuelle ; le phénomène est complexe et engendré par d eSdécharges successives séparées par des temps finis.
La persistance des sensations est encore mise en évidence dans dif-férentes circonstances ; une roue qui tourne lentement permet de distin"guer toutes ses jantes, et elle paraît pleine si sa vitesse de rotatif 11devient suffisamment grande ; un disque décomposé en secteurs pei ntsdes différentes couleurs du prisme, paraît blanc s’il tourne avec un®rapidité suffisante et si le rapport des surfaces coloriées est convenabl e >certains instruments de physique amusante, représentant des sujets dan sdifférentes positions, répondant à des instants consécutifs d’un mouve-ment, donnent une apparence de ce mouvement, quand ils présente 111ces différents sujets avec une rapidité convenable pour que les sensationcorrespondantes produites dans l’œil ne soient pas séparées par d® 5lacunes et pour que d’autre part elles ne soient pas superposées.
Redressement des objets. — En réfléchissant à ce qui se passe dan sl’opération de la vision, on reconnaît aisément l’erreur dans laque 11tombent ceux qui disent que les objets nous apparaissent renversés, e