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saillants moins larges qu’on ne les verrait avec un seul œil, en sorte quele nez, par exemple, dans les portraits, paraît plus gros que dans la na-ture ; il en est de même des mains, presque toujours placées en avant,mains qui sont pourtant, sur la perspective, en rapport exact avec lesdimensions linéaires des autres parties du portrait. Il résulte de ceci queles effets mauvais produits par un portrait photographique seront d’au-tant moins sensibles que ce portrait aura été pris de loin, c’est-à-direlorsque les effets factices d’amincissement des parties saillantes dues à lavision binoculaire et non rendus par la perspective, auront été moinssensibles.
Pour diminuer l’aspect désagréable que présentent les parties saillantessupposées au centre du tableau, il faudrait reculer son œil du portraitplus loin que le point convenable pour la similitude des angles, ce quitendrait, en vertu de ce que nous avons dit, à amincir le centre relative-ment aux bords, et on devrait faire le contraire'pour les saillies situéesvers la partie extérieure ; mais il naîtrait de là une autre erreur. En effet,en mettant l’œil plus près du portrait, on verrait les angles un peudéformés, nous le savons, avantageusement pour certaines saillies, maisdésavantageusement pour les objets situés proche de ces saillies, mais enretrait ; d’autre part, et en négligeant cette cause, le personnage sous-tendrait des angles plus grands et semblerait vu de plus près, ce quin’aurait aucun inconvénient si en même temps qu’il se rapproche, unobjet ne présentait ses différentes parties avec des apparences diverses ;en effet, par exemple, pour préciser ce que nous disons ici, une sphèreest vue de l’infini suivant un grand cercle, avec une convexité représen-tant 200t', et une certaine dégradation de teinte ; le rapprochement lafera voir, au contraire, sous des angles plus grands mais répondant seule-ment à des calottes sphériques de plus en plus petites, ne renfermant parconséquent pas toute cette dégradation de teinte observée dans le premiercas. L’effet serait encore beaucoup plus sensible, parce qu’il porterait alorssur la forme et sur la teinte simultanément, si l’observation avait lieu surun corps de figure moins parfaitement régulière que celle de la sphère.
Il résulte de ce qui précède qu’il faut toujours observer une perspectivephotographique ou autre, représentant un objet sur lequel l’écartementdu point de vue naturel a quelque influence, d’un certain point qui estvariable de position avec l’objectif qui a produit l’image et avec le tiragequ'il a été nécessaire d’employer.
Dans tous les cas l’absence de la vision binoculaire ne pourra pas êtreannulée par l’emploi d’une seule perspective, et le stéréoscope pourraseul produire les effets qui lui sont dus.
Aberrations. —La. formule qui donne la position de l’image et quipréalablement fait connaître l’exislence de celle-ci, en indiquant qu’unpoint de la nature se trouve remplacé par un point unique, n’a été éla-lilie qu’avec certaines restrictions faites sur l’épaisseur de la lentille
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