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Tome premier.
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XII

LES LIVRES A CLEF

nature du sujet. Ce livre intéressant commence à la satire de Pé-trone et analyse tous les ouvrages à clef parus jusquen 1829. Manus-crit pouvant former deux volumes in-8\ »

A la lecture de ce titre plein de promesses, jai, on le comprend,me préoccuper de la destination quavait reçue ce précieux manuscrit;voici ce que jai découvert à ce sujet : Dans une lettre adressée àM. Auguste Aubry, directeur du Bulletin du bouquiniste (i 5 fé-vrier 1869), M. Paul Lacroix , énumérant les manuscrits laissés par

Peignot, sexprimait en ces termes : «.Je crois vous avoir fait part

du projet que javais de publier, de concert avec mon ami M. GustaveBrunet , l'Histoire littéraire des livres à clef dont le manuscrit doitêtre entre ses mains. » M. G. Brunet paraît donc seul pouvoir dire ceque le manuscrit en question est devenu depuis 1869.

Jignore absolument ce que le savant bibliographe bordelais a pufaire de ce trésor inédit. Ce que je tiens à faire savoir, cest que, dujour M. Gustave Brunet a connu mon intention dentreprendrecette étude sur les livres à clef, il na cessé de me prodiguer les con-seils utiles et les encouragements nécessaires pour affronter cette tâcheattrayante autant que difficile. Il a fait mieux encore et ma transmisune quantité de notes et notules qui mont fourni dintéressantes indi-cations et mont parfois mis sur la piste douvrages auxquels je nesongeais guère. Quil veuille bien agréer ici les expressions de masincère gratitude pour le concours profitable quil ma donné et pourson extrême complaisance en maintes occasions.

Comme on le voit par lénumération qui précède, les livres à clefont, depuis un demi-siècle, vivement sollicité lattention des biblio-graphes les plus autorisés : Les Nodier et les Peignot, les P. Lacroix et les G. Brunet ont tour à tour dirigé sur eux leur sagace esprit d'in-vestigation; ils nont fait, par malheur, queffleurer le sujet, en dé-blayant à peine un terrain si fertile en découvertes intéressantes etcurieuses. Cest ainsi, en effet, que leurs publications partielles, jointesà leurs essais demeurés inédits, ne nous ont guère fait connaître quetrois cents à trois cent cinquante ouvrages. Or, la présente Biblio-graphie en contient près de quatre fois autant. A Dieu ne plaise queje veuille tirer vanité de cette supériorité numérique sur les produc-tions de ces devanciers qui sont mes maîtres! Je sais trop bien que silun deux eût sérieusement abordé cette étude, il eût produit uneœuvre incomparablement meilleure que la mienne. Je connais si biendailleurs les imperfections de mon travail que je me permettrai deles relever moi-même, non pour les atténuer et pour conjurer par